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Les sept dissidents du Bloc québécois coupent les ponts avec le parti

Les sept députés démissionnaires du Bloc québécois ne regagneront pas le parti, a appris Radio-Canada d'une source proche du dossier. Ils doivent faire part de leurs intentions aujourd'hui, au lendemain de l'annonce de la démission de la vice-présidente de la formation politique, Kédina Fleury-Samson.

Gabriel Ste-Marie, Luc Thériault, Rhéal Fortin, Michel Boudrias, Simon Marcil, Monique Pauzé et Louis Plamondon, qui ont fait sécession à la fin février, réfléchissaient à leur avenir depuis un certain temps.

Ils mettent notamment en cause le leadership de la chef du Parti, Martine Ouellet, et évoquent un problème de fonctionnement au sein du parti.

Les députés, qui siègent désormais comme indépendants, mais qui sont toujours membres du Bloc, pourraient créer un nouveau parti.

La semaine dernière, les dissidents étaient à deux doigts de rompre les liens avec le Bloc québécois qui les a fait élire, avant que l'ancien chef Gilles Duceppe ne les convainque d’attendre l’issue du conseil général de dimanche.

Martine Ouellet, qui risquait un désaveu, a toutefois remporté une bataille dans cette guerre intestine, les membres ayant approuvé ses demandes.

Ainsi, ces derniers se prononceront sur le sort de la chef les 1er et 2 juin, comme ce qu’elle préconisait. Le seuil fixé pour que Martine Ouellet demeure en poste est de 50 % + 1.

La chef a saisi l'occasion à l'issue du vote pour tendre la main aux sept dissidents, non sans les avoir auparavant accusé d'avoir alimenté des « fake news » à son sujet et d'être « en rupture avec la démocratie interne » du parti.

La décision unanime de ce groupe de députés de quitter le navire a mené à la crise au sein du Bloc.

Depuis, le président du parti, Mario Beaulieu, a lui aussi témoigné sa défiance à Martine Ouellet, et lui avait même demandé, en mars, de démissionner. De son côté, Mme Ouellet tente de retenir son ancien allié.

« Mario, il est un ami. Mario, c’est un grand militant », a insisté Martine Ouellet lors d’une mêlée de presse, lundi.

La veille, M. Beaulieu s’était montré perplexe quant à son avenir au sein du Bloc.

« Je me donne le temps de réfléchir [si je demeure en poste comme président du parti]. Pour l’instant, c’est d’encaisser le coup », a-t-il déclaré dimanche.

La vice-présidente claque la porte

Kédina Fleury-Samson, vice-présidente du Bloc québécois depuis novembre 2015, quitte elle aussi ses fonctions, a affirmé l’attaché de presse de Martine Ouellet.

Se confiant au Devoir, elle explique qu’elle ne peut pas être porte-parole si elle représente la minorité au sein de l’instance qu’elle représente au Bloc.

Elle dit qu’elle n’appuie pas certaines annonces de son parti depuis l’éclatement de la crise, d’où son absence lors de ces annonces, notamment celle liée au référendum à deux volets; avec une question sur le mandat du parti, et une autre sur un vote de confiance à l’endroit de Martine Ouellet.

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