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Les syndiqués de Postes Canada manifestent à Montréal

Des centaines de syndiqués de Postes Canada se sont rendus samedi devant le bureau de circonscription du premier ministre Justin Trudeau, rue Jarry à Montréal.

Les  travailleurs réclament l'intervention du gouvernement auprès de la direction des Postes pour faire avancer les négociations en vue de conclure un nouveau contrat de travail.

« Ça avance très, très tranquillement et pour les gros dossiers il n'y a pas de retour, pas de réponses. Alors c'est pour ça qu'on s'adresse au premier ministre », explique une porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Lise-Lyne Gélineau.

Dans un communiqué, le gouvernement a indiqué samedi qu'il « appuie les droits des Canadiens faisant partie de la Charte des droits et liberté, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et la liberté de réunion pacifique ». « Nous croyons que les travailleurs ont le droit d'exprimer leur point de vue à l'aide de différents moyens pacifiques, comme ce rallye, a ajouté le gouvernement. Des médiateurs fédéraux ont assisté les parties tout au long de leurs négociations, et continuent de le faire. Nous appuyons un processus de négociation collective juste et équilibré. »

Pour sa part, Postes Canada a déclaré dans un communiqué qu'elle « poursuit ses efforts à la table des négociations afin de conclure de nouvelles conventions collectives avec les employés représentés par le STTP ». « Les services postaux continuent d'être offerts pendant les négociations, a ajouté la Société d'État. Les opérations de traitement et de livraison des lettres et des colis se font comme d'habitude, d'un bout à l'autre du pays. »

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis le début de l'année. Les négociations ont débuté en octobre 2015. Les régimes de retraite, l'équité salariale et les conditions de travail des facteurs et factrices en régions rurales sont au coeur du litige.

« Il faut protéger nos régimes de retraite », indique la factrice France Sauriol. « On ne veut pas revenir dans le passé », ajoute pour sa part sa collègue Alice Picard. Sauf peut-être au sujet de la livraison du courrier à domicile : « on veut continuer à servir aux portes, donner un bon service à la clientèle. Ça, il faut que ça revienne comme avant. Il faut rétablir la livraison à domicile » partout où le précédent gouvernement l'a abolie, dit-elle.

Le conflit planait déjà lorsque Postes Canada a dévoilé son plan de restructuration, avec la fin de la livraison du courrier à domicile en milieu urbain, en 2013. Ce plan est maintenant remis en question, le gouvernement libéral ayant promis de faire marche arrière.

Avec un volume de courrier en diminution, Postes Canada doit cependant apporter des changements pour répondre à ses obligations. D'ailleurs, un groupe de travail se penche actuellement sur l'avenir de la société d'État. Un rapport public est attendu le mois prochain.

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