Retour

Les tests de conduite théoriques revus pour améliorer la réussite des immigrants

La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a décidé de revoir le contenu de ses examens théoriques pour l'obtention du permis de conduire parce que de nombreux immigrants y échouent.

La SAAQ a pris cette décision après avoir constaté des taux d'échec élevés parmi les nouveaux arrivants, ce qui soulève des questions sur le libellé et la traduction des questions d'examen.

« Le but, c'est vraiment de simplifier, non pas le contenu, mais la question, pour une meilleure compréhension. Et ça, pour une question d'équité, dans toutes les langues dans lesquelles les examens sont faits », explique le porte-parole de la SAAQ, Gino Desrosiers, à ICI RDI.

L'examen théorique est écrit en français et traduit en anglais, en espagnol, en arabe et en mandarin.

C'est l'examen en arabe qui semble le plus problématique, puisque le taux de réussite n'est que de 33 %, comparativement à une moyenne totale de 65 %.

Les questions en arabe seraient mal libellées, selon certains candidats. Des immigrants ont échoué à l'examen théorique jusqu'à huit fois.

Le taux de réussite de 45,6 % pour l'examen en espagnol est aussi inférieur à la moyenne.

« On ne fera pas une révision au détriment de la sécurité routière, prévient Gino Desrosiers. Au Québec, on a un des meilleurs bilans routiers en Amérique du Nord. Il ne faudrait pas, pour permettre à plus de monde d'obtenir un permis de conduire, avoir plus de morts ou de blessés sur les routes. »

Le permis d'origine des nouveaux arrivants est valide six mois, pendant lesquels ils doivent passer les tests de la SAAQ afin d'obtenir un permis de conduire du Québec. Au-delà de ce délai, ils perdent le droit de conduire.

Par ailleurs, l'examen théorique est offert dans la langue de leur choix, avec un interprète si nécessaire, dans les trois ans qui suivent leur arrivée. Après ces trois ans, les examens se font obligatoirement en français ou en anglais.

Plus d'articles