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Les travailleuses des CPE de Montréal et de Laval acceptent l'offre du gouvernement

Après une grève qui aura duré plus d'une semaine, les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval ont entériné à 92 % le règlement de leur convention collective avancé par le ministère du Travail, mercredi soir.

Les quelque 1500 membres du Syndicat des travailleuses de CPE de Montréal-Laval-CSN se sont exprimés lors d’un vote secret, tenu au cours d’une assemblée générale extraordinaire à huis clos, à l’Hôtel Faimount Queen Élisabeth.

« On considère avoir fait des victoires sur pas mal tous les points » qui étaient en litige, s'est félicitée la première vice-présidente à la négociation pour le syndicat, Nathalie Lapointe, à la sortie du vote.

« On est extrêmement fiers du résultat. Le comité de négociation a tout donné depuis le début des discussions, en octobre dernier », a-t-elle ajouté.

La recommandation des représentants du ministère du Travail avait été proposée après que les deux parties eurent passé 24 heures à la table des négociations, le 17 juin dernier, soit « l’une des plus longues rondes de négociations jamais vécues dans une soixantaine de CPE de Montréal et de Laval », a indiqué le syndicat par communiqué, mercredi soir.

« Cette négociation a été très difficile. [Les directions] des CPE ont cherché à réduire de façon importante nos conditions de travail […] Une page vient donc d’être tournée », a pour sa part réagi Carole Leroux, présidente du syndicat.

Le débrayage, qui a affecté près de 3000 enfants, a été déclenché le 6 juin dans 57 CPE de Montréal et de Laval et a pris fin le 17 juin. « La mobilisation des travailleuses était sans limite. Elles mettaient de la pression sur le comité de négociation pour que nous non plus, on ne relâche pas la pression », a déclaré Mme Lapointe.

Les 1500 éducatrices, dont les salaires se situent de 14 $ à 23 $, dénonçaient notamment les congés sans traitement, les horaires de travail, la liste de rappel et le respect de l’ancienneté.

À l’issue de ces négociations, les travailleuses ont fait des gains, notamment sur les salaires, les jours fériés et les congés divers, les régimes de retraite et d’assurance et les activités pédagogiques, selon le syndicat.

Une fois signée, la convention collective doit entrer en vigueur jusqu’au 31 mars 2020.

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