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Les universités notées sur leur politique sur la violence sexuelle

Une coalition nationale d'associations étudiantes soutient que les universités au pays ont encore beaucoup de travail à faire pour enrayer la violence sexuelle sur leur campus.

Un texte de Jean-Philippe Nadeau

Le groupe Our Turn a accordé plusieurs notes de passage ou d'échec à 14 universités au pays au sujet de leurs politiques en matière de lutte contre la violence sexuelle et de prévention de celle-ci.

Les universités ontariennes s'en tirent relativement bien dans le lot des 14 établissements qui ont fait l'objet de l'étude. L'Université Ryerson, à Toronto, se classe première avec une note de 81 % et une mention A-. Les universités Lakehead, à Thunder Bay, et d'Ottawa et Carleton sont également en tête du peloton avec des mentions B ou B-.

À l'inverse, l'Université Concordia, à Montréal, est bonne dernière avec une note de 52 %, soit D-. Les universités de l'Île-du-Prince-Édouard, de Regina, Dalhousie, de Winnipeg et Memorial, à Terre-Neuve, figurent également dans le groupe n'ayant pas atteint la barre des 60 %.

Les universités de Toronto ainsi que McGill, à Montréal, affichent une moyenne de 66 % et une mention C.

Les auteurs de l'étude ont tenu compte de plusieurs critères dans l'évaluation des règlements de ces universités : les cibles à atteindre, la prise des décisions, le processus des plaintes, l'éducation et la prévention.

L'analyse du groupe Our Turn survient après que l'Ontario eut mandaté tous les établissements postsecondaires de la province pour qu'ils se dotent d'une politique contre la violence et le harcèlement sexuel avant janvier 2017.

La présidente du groupe, Caitlin Salvino, affirme qu'il existe encore beaucoup de disparités entre les universités au Canada en matière de lutte et de prévention. « Il n'existe aucune directive au pays sur ce que devrait inclure une politique en matière de violence à connotation sexuelle. »

Mme Salvino soutient par exemple que certaines universités empêchent une victime de porter plainte à la police le temps que leur direction mène sa propre enquête. D'autres usent d'un pouvoir discrétionnaire pour contourner le règlement ou pour imposer le silence à des victimes de violence.

Assistée de deux autres victimes, Caitlin Salvino a lu une soixantaine de règlements à ce sujet et rencontré une douzaine de victimes et présumées victimes pour déterminer ce que devrait être une bonne politique de lutte contre la violence. Mme Salvino, qui est une ex-étudiante de Carleton, conclut que les universités au Canada ont encore du pain sur la planche pour éradiquer le problème et aider davantage les victimes.

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