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LGBTQ : l'ex-président de Gai Écoute à la défense de Jasmin Roy

L'un des pionniers de la lutte contre l'homophobie au Québec, Laurent McCutcheon, invite les membres de sa communauté à faire preuve de plus de tolérance à l'égard de ceux qui expriment des dissensions dans les débats touchant la façon dont elle se définit.

M. McCutcheon réagissait à la controverse suscitée par le porte-parole de Fierté Montréal, Jasmin Roy, qui exprimait, lundi, des réserves au sujet de l'appellation « queer », souvent ajoutée à l'acronyme LGBT. Il avait déclaré ressentir un malaise avec ce mot, « empreint de préjugés », qui pour lui signifiait « étrange », reconnaissant que cette perception était peut-être propre à sa génération.

Fierté Montréal et Jasmin Roy ont par la suite formulé des excuses pour ses déclarations dans un message publié sur Facebook

Laurent McCutcheon, dont le prix Lutte contre l'homophobie porte dorénavant le nom, croit que le porte-parole de Fierté Montréal se référait aux origines du mot.

« C'est déplorable qu'à l'intérieur de nos communautés les gens soient si peu tolérants lorsque les gens expriment leur opinion », se désole Laurent McCutcheon, ex-président de Gai Écoute et fondateur de la Fondation Émergence.

Laurent McCutcheon souhaite une plus grande ouverture au débat au sein de la communauté.

Un acronyme de plus en plus long

Niant avoir un malaise avec l'acronyme LGBTQ, l'ex-président de Gai Écoute consent qu'il devienne de plus en plus difficile pour tout le monde de s'y retrouver.

M. McCutcheon s'est livré à un exercice pédagogique dans un article publié, la semaine dernière, dans LaPresse+, pour tenter d'expliquer l'éventail des termes qui se retrouve dans les différents acronymes.

Ne souhaitant exclure personne du mouvement, il admet avoir une préférence pour l'acronyme LGBT « qui a une origine » et qui représente « un état d'être des personnes ».

Le mouvement « queer » représente, selon lui, une idéologie selon laquelle la sexualité ne devrait pas être binaire, mais plutôt universelle.

Il croit que les dissensions exprimées ne sont pas un signe d'exclusion envers les membres de différentes communautés.

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