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Lise Thibault : la Couronne estime la peine trop clémente

Après la défense, c'est au tour de la Couronne de s'adresser à la Cour d'appel dans le dossier de Lise Thibault. Le ministère public estime que la peine de 18 mois de prison imposée à l'ex-lieutenante-gouverneure pour fraude et abus de confiance est trop clémente.

Un texte de Yannick Bergeron

Dans sa requête déposée mardi au palais de justice de Québec, le procureur de la poursuite, Me Marcel Guimont, plaide que la peine est nettement déraisonnable compte tenu de l'ampleur de la fraude et du degré de préméditation. Il réclamait quatre ans de prison pour la femme de 76 ans.

« La peine prononcée ne tient pas suffisamment compte de la position de confiance qu'occupait l'intimée-accusée et son obligation d'honnêteté exemplaire », fait valoir Me Guimont dans sa requête.

Le fait que les infractions se sont déroulées sur une période de près de 10 ans, de 1997 à 2007, milite en faveur d'une peine plus sévère, plaide l'avocat.

En plus des 4 années d'emprisonnement, Me Guimont avait réclamé que Lise Thibault rembourse 430 000 $. Le juge Carol St-Cyr a plutôt imposé un remboursement de 300 000 $, en plus des 18 mois de détention.

Audition en février

Lise Thibault a déjà obtenu la permission d'être entendue par la Cour d'appel. La demande a été déposée la journée même de la condamnation, le 30 septembre.

Son avocat, Me Marc Labelle, considère que les 18 mois de prison imposés à sa cliente sont raisonnables, mais il veut convaincre la Cour d'appel de lui permettre de les purger dans la communauté.

La septuagénaire avait passé 6 jours derrière les barreaux avant d'être libérée en attendant l'audition de son appel qui a été fixée au 5 février prochain.

Vendredi, l'avocat de la poursuite tentera lui aussi d'obtenir l'autorisation de présenter ses arguments lors de cette audience.

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