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Lisée préoccupé par les propos de Couillard

Le nouveau chef du Parti québécois n'a pas tardé à réagir aux propos du premier ministre, Philippe Couillard, lequel qualifiait son nationalisme « d'assiégé et de peureux ».

Lors d'une mêlée de presse à sa sortie d'un média montréalais, le chef du PQ a déploré que le premier ministre Couillard ait mis sa formation politique dans le rang des partis de droite. « Ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord avec lui qu'on est membre de partis populistes européens! »

Un consensus à faire sur la laïcité

Interrogé sur sa position concernant la laïcité, M. Lisée a fait valoir qu'à titre de candidat à la direction il avait ses propres positions, mais que, étant devenu chef du parti, il doit « trouver un point d'équilibre entre [ses] propositions et celles d'Alexandre [Cloutier] par exemple. Il faut que la zone de confort soit plus grande. » Il a ajouté : « Nous allons travailler à ça dans les semaines qui viennent pour que la proposition qui est la mienne soit modifiée, bonifiée, un peu taillée pour faire en sorte que tous s'y reconnaissent. »

Jean-François Lisée estime que les seuils d'immigrants doivent être dépolitisés et décidés par le vérificateur général. Il ajoute que tous les nouveaux arrivants doivent apprendre le français s'ils ne parlent pas cette langue à leur arrivée au Québec. Il suggère aussi que les réfugiés soient rémunérés pour suivre des cours de francisation.

Le nouveau chef péquiste soutient par ailleurs que le Québec doit avoir une discussion sur le port du voile intégral dans l'espace public.

Parler d'indépendance, puis de référendum

En ce qui concerne la souveraineté, le chef de l'opposition officielle à Québec semble reprendre la stratégie de René Lévesque qui, en 1976, a misé sur l'élection « d'un bon gouvernement » pour remplacer le gouvernement libéral d'alors.

Pour M. Lisée, la question référendaire se poserait en 2022. D'ici là, le parti cherchera à faire le plus d'indépendantistes possible.

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