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Louis-Hébert : après la gifle, le remaniement

Les électeurs de Louis-Hébert ont parlé. Ils ont giflé le PLQ littéralement et accroché un large sourire à la CAQ. Le remède de Philippe Couillard pour faire oublier la perte de ce « château fort » sera probablement un remaniement ministériel.

Une analyse de Sébastien BovetDepuis plusieurs semaines, les libéraux baissaient les attentes en prévision de l'élection partielle dans Louis-Hébert. « On va manger une volée », disaient certains. Les caquistes étaient modérément optimistes. « C'est serré », laissait-on tomber avec un sourire en coin.

La victoire de Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert a fait mal au Parti libéral. Elle confirme les espoirs de la CAQ dans la région de Québec. Elle sème le doute dans l’esprit des députés libéraux à Québec. À un an des élections générales, elle soulève la question de l’usure du pouvoir pour le PLQ. Comment le premier ministre peut-il répondre?Par la transformation! La transformation de son conseil des ministres. La rumeur de remaniement ministériel dans les prochains jours est forte et persistante en ce début de semaine à l’Assemblée nationale.Les signes ne mentent pas :

  • Laurent Lessard, ministre des Transports et de l’Agriculture, se serait fait dire qu’il serait délesté d’une de ses fonctions, fort probablement les Transports;
  • Des réunions et des activités prévues à la fin de la semaine ont été annulées;
  • Des projets de loi sont repoussés;
  • Il y a relâche parlementaire la semaine prochaine, une pause qui permettrait aux nouveaux ministres de prendre connaissance de leurs dossiers.

Bref, comme on dit en politique, « la fenêtre est en train de s’ouvrir ».Ajoutez maintenant l’ingrédient Louis-Hébert. Philippe Couillard voudra probablement faire oublier cette défaite écrasante et affirmer haut et fort qu’il a compris le message.Il pourrait donc donner un nouveau ministre à la région de Québec. Le nom de Véronyque Tremblay, députée de Chauveau, est celui qui revient le plus souvent. On la dit au diapason de « l’esprit de Québec ».Le risque ici est de faire monter une recrue, fraîchement arrivée au caucus, devant d’autres députés qui attendent leur tour depuis plus longtemps. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. On ne remanie pas son conseil des ministres sans décevoir des élus.Le premier ministre décidera probablement dans les 48 prochaines heures s’il bouscule son cabinet. Gros ou petit remaniement, les avis sont partagés. Mais après la défaite dans Louis-Hébert, pas mal tout le monde s’attend à un « rebrassage » de cartes.Suspense…

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