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Luigi Coretti envisage de poursuivre le gouvernement du Québec

Après l'abandon des accusations qui pesaient contre lui, Luigi Coretti envisage de poursuivre le gouvernement du Québec mais pas la Direction des poursuites criminelles et pénales.

Quelques heures après que la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a confirmé l'abandon des accusations contre l'homme d'affaires Luigi Coretti, ce dernier menace de poursuivre le gouvernement du Québec, Garda, Investissement Québec et d’ex-politiciens.

Il n’entend pas mettre la DPCP sur cette liste, « ils ont fait leur job », a-t-il expliqué jeudi.

Radio-Canada a appris mercredi que la DPCP avait l'intention de retirer les accusations qui pèsent contre l'homme d'affaires. « C’est une décision où on arrête les procédures en considération des délais imposés par la Cour suprême pour traiter le dossier, et ça n’a rien à voir avec le fond du dossier, sur la cause », affirme le porte-parole de la DPCP, Jean-Pascal Boucher.

Il y a quelques semaines, la défense avait demandé que l'on mette fin aux procédures en invoquant l'arrêt Jordan de la Cour suprême. La Couronne ne s'y était pas opposée, compte tenu de la longue période de temps qui s'est écoulée depuis la mise en accusation.

L’ancien président de l'agence de sécurité BCIA, Luigi Coretti, avait défrayé la manchette entre 2008 et 2010, en raison de ses rapports avec l'administration municipale ainsi que des ministres du gouvernement québécois.

Luigi Coretti avait prêté une carte de crédit à l’ancien député libéral Tony Tomassi.

En 2011, M. Tomassi avait plaidé coupable à une accusation de fraude envers le gouvernement parce qu’il avait utilisé la carte de BCIA pour faire des pleins d’essence pour son véhicule personnel alors qu’il recevait une allocation de l’Assemblée nationale pour ses frais de déplacement.

À l'annonce de l'abandon des accusations, le porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, a eu ce commentaire : « Les libéraux envoient un signal dangereux d’impunité pour les criminels. Combien de criminels libérés faudra-t-il avant que la ministre de la Justice [Stéphanie Vallée] agisse? On veut des gestes concrets, pas des rencontres et des tables de concertation. La ministre ne prend aucune action pour s’assurer qu’aucun autre criminel n’échappe à la justice. »

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