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Madeleine Thien remporte le prix Giller pour Do Not Say We Have Nothing

L'auteure montréalaise Madeleine Thien a reçu le prix Giller doté de 100 000 $, pour son roman Do Not Say We Have Nothing.

L'écrivain originaire de Vancouver a décroché le mois dernier le Prix littéraire du gouverneur général pour le même ouvrage et figurait aussi sur la liste des finalistes pour le prestigieux prix Man Booker.

Après avoir remercié le jury, elle a rendu hommage à feu sa mère, avec qui elle aurait aimé fêter cette reconnaissance.

« Elle est arrivée au Canada il y a 42 ans et est morte trop tôt, en 2002, a souligné Madeleine Thien. Elle m'a enseigné la gentillesse et m'a montré comment être courageuse. »

Do Not Say We Have Nothing se déroule en Chine avant, pendant et après les manifestations de la place Tiananmen de 1989. Le cœur de l'histoire parle de trois musiciens chinois qui étudient la musique classique de l'Ouest au Conservatoire de musique de Shanghai, dans les années 60, et explorent la révolution qui se produit sous Mao Tsé-Toung et les nombreuses campagnes politiques qui démolissent la vie des gens.

Parmi les autres finalistes, on comptait la Montréalaise Catherine Leroux pour The Party Wall (Le mur mitoyen), Mona Awad, une autre Montréalaise, nommée pour son premier livre, 13 Ways of Looking at a Fat Girl; Emma Donoghue, pour The Wonder; Gary Barwin, pour Yiddish for Pirates, et Zoe Whittall, pour The Best Kind of People.

Les six titres ont été sélectionnés parmi une liste de 161 livres soumis par 69 maisons d'édition.

Le prix de 100 000 $ est remis chaque année depuis 1994 à l'auteur du meilleur roman canadien ou recueil de nouvelles publié en anglais, et 10 000 $ sont remis à chacun des finalistes.

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