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Mal recycler coûte cher aux Canadiens

Les Canadiens jettent trop d'ordures au recyclage, parfois par paresse ou par ignorance, mais quelquefois aussi avec de bonnes intentions. Les mauvaises habitudes dans ce domaine finissent par coûter des millions de dollars par année aux programmes de recyclage.

Un problème important est la contamination des produits recyclages. Il s’agit du terme technique pour décrire les produits non recyclables ou les déchets qui se retrouvent dans le système de recyclage. Par exemple, quelques cuillerées de beurre d’arachide laissées au fond d’un contenant ou un gobelet de yogourt mal lavé peuvent contaminer une tonne de papier, la rendre invendable et faire en sorte qu’elle sera destinée à la décharge.

Un premier tri par les résidents

Vancouver et Saint Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) sont toutefois des exemples à suivre dans ce domaine. Elles ont des taux de contamination de seulement 4,6 % et 3 % respectivement.

Les deux villes demandent aux résidents de séparer le papier, le carton et les contenants avant de les mettre au recyclage, contrairement à Toronto ou Edmonton par exemple où tout est mis dans le même bac ou sac.

À Vancouver, le verre doit aussi être placé dans un bac différent et les sacs de plastique et la styromousse doivent être retournés dans un dépôt.

Allen Langdon, directeur de Recycle BC qui gère les programmes de recyclage dans toute la province, dit que les programmes à « flux unique » qui ne requièrent pas que les résidents trient les produits recyclages ont toujours un plus haut taux de contamination.

Un problème plus important

La contamination est devenue récemment un problème encore plus important parce que la Chine, le pays importateur le plus important au monde de matériel recyclable, a commencé à interdire les importations de papiers avec plus de 0,5 % de contamination. De nombreuses villes nord-américaines ont du mal à respecter ce seuil.

« Quelque chose d’aussi simple qu’un bout de papier avec une tache de café aurait pu être recyclé il y a un an, selon Jim Mckay, le directeur général de la gestion des déchets solides à Toronto. Maintenant, c’est un déchet ».

Il soutient aussi que traiter du recyclage qui aboutira finalement à la poubelle coûte cher. « Vous payez deux fois pour gérer des déchets », fait valoir M. Mckay.

Il estime que baisser d’un point de pourcentage la contamination permettrait de faire économiser entre 600 000 $ et 1 million de dollars à Toronto par année.

Du côté d’Edmonton, la Ville étudie différentes options pour faire baisser la contamination, notamment demander aux résidents de faire un premier tri, changer les éléments acceptés et améliorer les installations pour mieux gérer la contamination.

Les résidents peuvent collaborer

Les Villes de Toronto et Edmonton où les taux de contamination sont élevés disent que les résidents peuvent aussi faire leur bout de chemin en:

  • vidant et rinçant les contenants
  • s’assurant que les sacs de poubelles sont mis à la poubelle
  • faisant de la recherche pour savoir ce qui est recyclable dans leur ville

Avec des informations d'Emily Chung de CBC

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