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Marc et Jody Emery toujours perdus dans les limbes judiciaires

Le couple de Vancouvérois pro-marijuana, Marc et Jody Emery, a fait une brève comparution en cour à Toronto, vendredi, avant que le processus judiciaire ne soit finalement ajourné. Arrêtés en mars dans la métropole ontarienne, ils sont accusés de complot, de trafic de stupéfiants et de possession dans le but d'en faire le trafic.

Les « prince et princesse du pot » autoproclamés n’auront passé que quelques minutes face aux juges qui ont ajourné le processus au 23 mai, afin que la Couronne ait plus de temps pour préparer la divulgation de preuves.

Ils demeurent, en attendant, dans une zone grise pour des accusations entourant une industrie qui devrait être encadrée et légalisée par Ottawa d'ici l'été 2018. Le projet de loi sur la légalisation du cannabis à usage récréatif a été déposé plus tôt ce mois-ci par le gouvernement Trudeau.

La Couronne a, par ailleurs, ajouté des chefs d'accusation au couple : Marc Emery fait maintenant face à 22 chefs d'accusation contre 15 à l'origine, dont trafic de drogues. Pour sa part, Jodie Emery fait face à 10 chefs d'accusation contre 5 précédemment.

Les Emery, propriétaires de la chaîne Cannabis Culture, étaient en chemin pour un festival en Europe lorsqu’ils ont été arrêtés à l’aéroport Pearson de Toronto en mars. Pendant leur détention provisoire, plusieurs succursales de Cannabis Culture au pays ont fait l'objet de descentes de police dans le cadre du projet Gator, une initiative de la police de Toronto qui vise les dispensaires de marijuana médicinale.

Le couple et trois autres coaccusés ont été libérés contre une caution de 30 000 $ et font face à des peines de prison.

« Ces lois entourant la marijuana envoient des personnes pacifiques dans des cellules menottées. Ce n’est pas une façon de traiter un Canadien en 2017 pour quelque chose qui sera légalisé l’année prochaine », a déclaré Jody Emery à la sortie de la cour vendredi.

Marc Emery, quant à lui, avait espéré que l’audience de vendredi lui permettrait d’assouplir les conditions de sa liberté provisoire qui le confinent en Ontario, mais aucun changement n’a été annoncé. L’accusé devra donc attendre pour entamer sa tournée promotionnelle pancanadienne prévue avec Cannabis Culture.

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