À un peu plus de 24 heures de la fin du scrutin pour l'élection d'un nouveau chef du Parti québécois, Jean-François Lisée a réussi à obtenir l'appui de l'ex-ministre des Finances du gouvernement Marois, Nicolas Marceau.

Un texte de François Messier

« S'il y en a qui continuent à chercher des signaux à savoir pour quelles raisons appuyer notre campagne plutôt qu'une autre, on en a un majeur aujourd'hui », a commenté le député de Rosemont, visiblement heureux d'avoir réussi à convaincre un sixième membre de la députation péquiste. 

Il a souligné qu'il avait maintenant l'appui des deux députés péquistes qui agissent comme porte-parole pour les sujets d'ordre économique, l'autre étant Alain Therrien.

M. Marceau a expliqué avoir attendu jusqu'à aujourd'hui pour prendre position parce qu'il tenait à accomplir jusqu'au bout la tâche de leader parlementaire dont il a hérité il y a quelques mois.

Les députés péquistes occupant des fonctions parlementaires étaient tenus à la neutralité pour la durée de la course, mais les travaux à l'Assemblée nationale sont maintenant terminés pour la semaine.

M. Marceau affirme qu'il a assuré ses fonctions « de la façon la plus neutre qui soit », tout en ayant des discussions avec les différents candidats. Selon M. Lisée, des pourparlers « plus solides » ont commencé la semaine dernière.

Nicolas Marceau dit appuyer M. Lisée non seulement parce qu'il trouve qu'il est un homme d'idées et un fin stratège, mais aussi parce qu'il est en « parfait accord » avec sa plateforme économique.

Sa position sur l'accession à l'indépendance est en outre « la meilleure dans le contexte actuel », a-t-il ajouté. M. Lisée s'engage à ne pas tenir de référendum dans un premier mandat et à ne dépenser aucun denier public pour en faire la promotion.

Après avoir songé à se lancer lui-même dans la course à la succession de Pierre Karl Péladeau ce printemps, M. Marceau s'était finalement désisté. Trois semaines plus tard, il a présenté avec deux autres députés, dont M. Therrien, une nouvelle proposition visant à solliciter une nouvelle offre constitutionnelle du Canada.

Il disait alors que les propositions des candidats déclarés n'étaient pas satisfaisantes pour les membres de son groupe.

Lorsque des journalistes lui ont demandé s'il comptait reprendre cette proposition, M. Lisée s'est borné à répondre non. Pressé de questions, il a fini par saluer sa « volonté de remettre une partie du fardeau de la preuve sur les fédéralistes ».

Alexandre Cloutier est le seul autre candidat à avoir l'appui de députés péquistes. Quatorze d'entre eux se sont rangés derrière lui, notamment Mireille Jean, l'autre députée qui avait fait sienne la proposition élaborée par M. Marceau en mai dernier.

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