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Marie-Claude Savard a trouvé le bonheur après deux tentatives de suicide

« Je n'hésitais pas à dire que j'avais eu une adolescence troublée [...], mais je ne me rendais jamais plus loin », raconte l'animatrice et chroniqueuse Marie-Claude Savard, qui admet avoir déjà tenté de se suicider. En entrevue à l'émission 24/60, la nouvelle porte-parole de l'organisme Jeunesse, J'écoute témoigne de ce qu'elle a vécu pour dire à ceux qui souffrent de garder espoir.

Vers l'âge de 14 ans, elle a tenté de s'enlever la vie à deux reprises.

Dans un texte intitulé La fois où j'ai failli y laisser ma peau, publié mardi sur le site du Huffington Post, la jeune femme a pour la première fois levé le voile sur cette période difficile de sa vie.

De sa deuxième tentative, elle a bien failli ne pas ressortir indemne. « Je suis allée trop loin, j'ai presque perdu mon foie, j'ai passé plusieurs semaines à l'hôpital », confie Marie-Claude Savard.

Elle en est ressortie avec une culpabilité. Celle d'avoir voulu mourir, alors que des enfants hospitalisés luttaient pour leur survie. Mais cette culpabilité, qui l'a emmenée à chercher de l'aide, lui a sauvé la vie.

Si elle a déjà parlé de sa jeunesse difficile dans des autobiographies, elle n'avait jamais osé briser ce « tabou ». « Je posais un regard très dur sur les gestes que j'avais posés à l'adolescence », dit-elle.

Sa réflexion sur la pertinence de briser le silence été alimentée par plusieurs événements. Puis, à l'automne, un jeune de son entourage a commis l'irréparable. « Là, ça a été le coup de massue », indique-t-elle.

« Si je prends le mandat, je vais le faire de manière honnête et authentique », s'est-elle dit quand elle a accepté d'être l'ambassadrice de Jeunesse, J'écoute.

Après l'ombre, la lumière

Le processus de guérison a été long, se rappelle Marie-Claude Savard. Un message qu'elle tient à transmettre à ceux qui souffrent.

« J'ai fini par trouver la solution, j'ai fini par avancer et trouver le bonheur. »

En cette semaine de prévention du suicide, elle encourage les jeunes qui traversent une période difficile à contacter l'équipe de Jeunesse, J'écoute. Les personnes à qui l'on peut parler au téléphone ont « beaucoup d'ouverture et beaucoup d'outils » pour aider, assure-t-elle, insistant sur le fait que le service est confidentiel et anonyme.

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