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Mario Beaulieu renonce à briguer la direction du Bloc québécois

Quelques jours à peine après avoir suggéré qu'il pourrait être tenté par un retour comme chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu signale qu'il ne sera finalement pas de la course.

L'ancien leader de la formation indépendantiste et actuel député de la circonscription montréalaise de La Pointe-de-l'Île a convoqué les journalistes dans le foyer de la Chambre des communes pour en faire l'annonce officielle, vendredi matin.

Il dit avoir voulu clarifier ses intentions pour éviter de causer une distraction à la veille du conseil général du Bloc québécois, qui se tiendra samedi à Trois-Rivières.

Un peu plus tôt cette semaine, M. Beaulieu avait soutenu que sa réflexion n'était pas terminée lorsqu'il avait été questionné sur la course à la direction.

Se consacrer à la promotion de la campagne pour l'indépendance

M. Beaulieu affirme qu'il préfère se consacrer à la promotion de la campagne pour l'indépendance du Québec : « Je suis toujours allé là où j'étais le plus utile, et je pense qu'en ce moment c'est essentiel pour l'avenir du Québec. Le Québec vit des moments difficiles ».

Jusqu'à présent, trois personnes ont signalé qu'elles pourraient être tentées par l'aventure: le député Xavier Barsalou-Duval, l'ex-candidat bloquiste et comédien Denis Trudel ainsi que l'ancienne candidate bloquiste Catherine Fournier.

Mario Beaulieu a dirigé les destinées du Bloc québécois pendant un an, entre juin 2014 et juin 2015.

Constatant la faiblesse du parti dans les sondages à l'approche des élections générales, il avait cédé sa place à Gilles Duceppe.

Battu dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, M. Duceppe a démissionné de son poste, qui est présentement occupé de façon intérimaire par Rhéal Fortin.

M. Beaulieu estime que le futur chef du Bloc devra disposer d'un plan d'action clair. Le moment favorise la convergence des forces du mouvement indépendantiste, dit-il, et le futur chef devra être en mesure d'expliquer pourquoi le Québec a tout avantage à devenir un pays.

« L'autoroute du pétrole sale »

Mario Beaulieu affirme que des forces sont exercées sur le Québec pour que celui-ci prenne des directions non souhaitables pour son avenir. En matière environnementale, par exemple, le Québec ne peut déterminer lui-même sa politique environnementale et il doit résister au fait qu'on veuille faire de lui « l'autoroute du pétrole sale » venant de l'Ouest du pays, « ce qui n'est pas du tout avantageux pour lui » dit-il.  

« Le chef devra expliquer ça de façon claire. Il n'y aura pas de sauveur. Il faut que les indépendantistes se prennent en main et c'est dans l'action qu'on va se rassembler et aller de l'avant », conclut Mario Beaulieu.

Au sein du Bloc québécois, tout indique que la course à la direction se tiendra en 2017, ont indiqué Mario Beaulieu et Xavier Barsalou-Duval, qui n'ont cependant pas voulu préciser s'ils visaient le début ou la fin de l'année.

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