Le procès pour voies de fait de la policière du SPVM Stéfanie Trudeau s'est ouvert mardi au palais de justice de Montréal. La policière, mieux connue sous le nom de « Matricule 728 », est accusée relativement à l'arrestation musclée - et fortement médiatisée -, de Serge Lavoie, le 2 octobre 2012, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

D'entrée de jeu, le procureur de la Couronne a fait valoir que l'accusée n'avait aucun motif de procéder à l'arrestation de sa présumée victime. Selon lui, la policière n'était donc pas protégée par l'article 25 du Code criminel, qui autorise un policier à employer la force pour empêcher la fuite d'une personne qu'elle compte arrêter.

Le procureur a aussi annoncé que si le juge n'acceptait pas cette thèse, il prouverait que Mme Trudeau a fait un usage déraisonnable de la force à l'encontre de M. Lavoie.

Il a ensuite présenté cinq vidéos montrant l'arrestation de M. Lavoie, avant d'appeler un premier témoin à la barre.

La défense évoque un « marchandage d'accusations »

La défense aurait souhaité présenter sa requête en arrêt des procédures dès l'ouverture des procès, mais le juge Daniel Bédard a décidé de laisser la Couronne présenter sa preuve avant de l'entendre.

La défense plaidera que « le ministère public a choisi de faire du marchandage d'accusations criminelles » dans ce dossier. Selon elle, la Couronne a retiré les accusations portées contre M. Lavoie et trois autres individus impliqués dans l'incident en échange de déclarations incriminantes à l'endroit de Mme Trudeau.

La preuve n'était pas suffisante pour accuser la policière Trudeau, affirme la défense, mais la Couronne désirait accuser Mme Trudeau à tout prix.

Le procès de MmeTrudeau, qui est actuellement suspendue avec solde du Service de police de la Ville de Montréal, doit durer cinq jours. Il se poursuivra vendredi, puis reprendra du 18 au 20 novembre.

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