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Médecin canadien blessé par balle à Gaza: Trudeau veut des réponses d'Israël

Justin Trudeau dit attendre des réponses d'Israël au sujet de Tarek Loubani, un médecin canadien blessé par balle à Gaza dans les manifestations qui ont fait 60 morts, tous Palestiniens, le 14 mai. Le premier ministre canadien a abordé la question dans un entretien téléphonique avec son homologue israélien Benyamin Nétanyahou.

« Ils ont dit qu’ils prennent très au sérieux cet enjeu. Ils vont faire un suivi et une enquête », a indiqué mardi en mêlée de presse Justin Trudeau à propos des discussions qu'il a eues avec les autorités israéliennes.

« J'ai exprimé le fait que quand un Canadien se fait tirer par des militaires d'un autre pays, on va avoir de grosses questions, et on s'attend à ce qu'il y ait des réponses », a-t-il ajouté.

Les réponses ne sont « pas encore venues », selon Omar Alghabra, secrétaire parlementaire aux Affaires étrangères.

M. Trudeau a déjà dit sa « consternation » qu'un médecin canadien figure parmi les blessés, et qu'Ottawa tentait de déterminer « comment un citoyen canadien a pu être blessé ».

Selon Tarek Loubani, des tireurs d'élite israéliens auraient ouvert le feu sur le personnel médical, dont il faisait partie, au moment où son équipe et lui testaient de l'équipement.

Il affirme qu'il était un peu à l’écart de la manifestation lorsque la violence a éclaté.

Tarek Loubani explique qu’il a été atteint par une balle qui a traversé son mollet gauche et son genou droit. Le projectile a endommagé des tissus, mais aucun os n’a été fracturé, précise-t-il.

Une résolution de l'ONU « partiale », selon Chrystia Freeland

Le 16 mai, le Canada a réclamé une enquête immédiate et indépendante sur la situation à Gaza, soulignant que « l'emploi présumé d'une force excessive et de munitions réelles » était « inexcusable ».

Mais au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont il n'est pas membre et où il ne peut voter sur des résolutions, le Canada s'est opposé à l'envoi d'une équipe d'experts internationaux pour enquêter sur les violences du 14 mai.

Cette prise de position aux Nations unies est conforme « à la politique du gouvernement, qui est de ne pas appuyer des résolutions qui isolent injustement Israël », a expliqué mardi la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

« Nous n'avons pas appuyé une résolution clairement biaisée » du Conseil, a-t-elle ajouté.

Soixante Palestiniens ont été tués et au moins 2400 autres ont été blessés le 14 mai dans la bande de Gaza dans des manifestations dénonçant le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem. Cette journée est la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014.

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