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Menace de grève et de paralysie de chantiers à Montréal

Les 400 scientifiques de la Ville de Montréal pourraient déclencher une grève dès le 17 mai, ce qui aurait un impact sur les 400 chantiers prévus pour cet été dans la métropole. Un avis de grève a d'ailleurs été transmis à la Ville en fin de journée mercredi.

Ces ingénieurs, arpenteurs-géomètres, chimistes et médecins-vétérinaires sont sans contrat de travail depuis plus de cinq ans. Ils sont représentés par le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), dont le président, André Emond, affirme qu'il n'est pas question d'accepter les offres de la Ville.

M. Émond déplore que l'administration municipale ait mis sur la table des propositions qui entraîneraient une baisse salariale de 9 %. Ces offres sont d'autant plus inacceptables, aux yeux du président du Syndicat, que ses membres n'ont pas eu d'augmentation salariale depuis six ans.

« J'ai indiqué aux gens qu'on s'attend, avec une obstination comme on voit depuis six ans, à une grève dure, longue », a dit André Émond.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, souligne pour sa part que les pourparlers entre les deux parties ne sont pas terminés. « Ça négocie, chacun a ses stratégies, moi j'ai confiance et tout le monde se parle présentement », a déclaré le maire Coderre.

La Ville a conclu plusieurs ententes avec des firmes de génie pour surveiller ses chantiers. Les ingénieurs, de leur côté, disent qu'ils ne toléreront aucun briseur de grève. Un affrontement est donc à craindre si aucune entente ne survient dans les prochaines heures.

Avec les informations de Marc Verreault et François Cormier

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