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Mettre fin à la gestion de l’offre n’est pas dans le collimateur des Américains

Le secrétaire américain à l'Agriculture, Sonny Perdue, affirme qu'il ne veut pas pousser le Canada à abandonner son système de gestion de l'offre pour le lait, les œufs et la volaille.

M. Perdue rend visite vendredi à son homologue canadien, Lawrence MacAulay, dans sa ferme familiale située à Midgell, sur l'Île-du-Prince-Édouard.

Lors d’un point de presse, le secrétaire américain à l'Agriculture a déclaré que les deux pays bénéficiaient de marchés libres au-delà de la frontière, mais que « ce n’est pas le rôle des États-Unis de dire au Canada quoi faire et de mettre fin à son système de gestion de l’offre ».

Dans une entrevue à CBC, Sonny Perdue a précisé : « Ce que l'on dit, c'est que si vous devez avoir un système de gestion de l'offre, vous devez gérer l'approvisionnement, et ne pas surproduire et ne pas être en dépassement de quotas pour jeter votre poudre de lait sur les marchés mondiaux et faire baisser les prix de nos producteurs au sud de la frontière ».

Le président américain Donald Trump s’en prend souvent au système canadien de gestion de l’offre. Il réclame la fin des tarifs douaniers de 270 % qu’impose le Canada sur les produits laitiers importés.

La gestion de l’offre, un « excellent système » pour le Canada

Le système de gestion de l’offre sera évidemment au coeur des discussions lors de cette rencontre entre MM. Perdue et MacAulay.

Le ministre fédéral de l’Agriculture soutient que la gestion de l’offre s’est révélée être « un excellent système » pour le Canada.

Lawrence MacAulay réitère que son gouvernement a l’intention de « s’assurer qu’il demeure fort ».

Il affirme du même souffle avoir une très bonne relation avec le secrétaire américain à l’Agriculture, et que ce celui-ci est en faveur du libre-échange.

Trump, un « négociateur unique »

En ce qui a trait à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), Sonny Perdue estime qu’il a fait ses preuves et est avantageux pour les fermiers partout en Amérique du Nord. Il reconnaît toutefois que l’entente a besoin d’être renouvelée et modernisée.

Interrogé sur un possible échéancier pour les négociations de l’ALENA, M. Perdue répond : « Il est intéressant de constater que le président [Trump] est un négociateur unique. Il n’est pas vraiment du genre à s’en tenir au délai fixé ».

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