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Meurtre au Maxi : l'accusé Randy Tshilumba dit souffrir de troubles mentaux

La défense de Randy Tshilumba, accusé du meurtre prémédité de Clémence Beaulieu-Patry survenu dans le supermarché Maxi où elle travaillait, en avril 2016, s'est amorcée jeudi avec le témoignage de l'homme de 21 ans.

Dès le départ, son avocat a expliqué que Tshilumba, qui a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre prémédité, souffre de troubles mentaux et qu’il était en proie à des idées délirantes au moment des faits. Il croyait que Clémence Beaulieu-Patry et ses amies voulaient le tuer, a dit Me Philippe Larochelle.

Au début de son témoignage, Randy Tshilumba a affirmé qu'il était allé au Maxi pour la convaincre de ne pas le tuer, mais que lorsqu'elle a pointé son index vers lui, et qu'il a cru qu'elle allait sortir une arme à feu, il a sorti son couteau pour se défendre lui-même ainsi que d’autres clients.

En septembre 2014, il dit avoir découvert, « sur des pages Spotted », que Clémence Beaulieu-Patry et ses amies lui voulaient du mal. Il ne se souvient pas de messages précis, mais affirme avoir fait un lien entre le style d'écriture de ces messages et les pages Facebook de la jeune femme et ses amies.

À partir de ce moment, il affirme que son anxiété a affecté ses résultats scolaires et diminué son intérêt pour le sport.

Il a raconté avoir consulté une médecin à la fin de l’automne 2014. Il affirme qu'il ne lui a pas parlé des messages Spotted.

On lui a alors diagnostiqué des problèmes de dépression et d’anxiété.

Peur d'être suivi et espionné

Tshilumba a décrit la situation comme insupportable : il voyait des amies de Clémence Beaulieu-Patry cachées derrière des voitures quand il rentrait chez lui, a-t-il raconté. Il portait toujours un couteau sur lui, a-t-il dit, et voulait déménager.

Après avoir croisé des amies de Clémence Beaulieu-Patry durant l’été 2015, des rencontres qui auraient alimenté sa peur d’être espionné, Randy Tshilumba a revu la jeune femme au Maxi, l’automne suivant. Il vendait alors des cartes de crédit PC. Il affirme qu’il était convaincu qu'elle le suivait.

Il a parlé de ses craintes à un ami, qui l'a traité de « fou », selon ses dires.

Tshilumba a revu une autre médecin trois fois à la fin de 2015. Celle-ci lui a prescrit un antidépresseur. Le jeune homme affirme ne pas avoir pris un seul comprimé, parce qu'il avait peur que la médecin soit de mèche avec les filles.

Elle lui a recommandé de consulter un psychologue, ce qu'il n'a pas fait parce que les assurances de sa mère ne couvraient pas de telles visites, a-t-il dit.

Le soir du 10 avril 2016, Randy Tshilumba a raconté qu’il s’était rendu au Maxi pour faire la paix. En arrivant au supermarché, il dit avoir vu une fourgonnette noire et en avoir déduit que les amies de Clémence Beaulieu-Patry étaient là. Il affirme avoir ressenti de la panique.

Il dit être allé se réfugier au Tim Hortons pour se cacher de Clémence Beaulieu-Patry et de ses amies. « Elles allaient me tuer à l'instant même », a-t-il affirmé.

La jeune femme a été attaqué au couteau pendant son quart de travail dans le supermarché. Randy Tshilumba a été arrêté deux jours plus tard et accusé du meurtre. Il est détenu à l'Institut Philippe-Pinel pendant les procédures.

Des membres de sa famille et deux psychiatres le suivront à la barre des témoins.

Avec des informations de Geneviève Garon

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