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Meurtre de Paméla Jean : sa mère a défoncé la porte de sa chambre pour la secourir

D'une voix faible, la mère de Paméla Jean a affirmé que, vers la fin de l'année 2012, les chicanes s'étaient multipliées entre sa fille et le  conjoint de celle-ci, Juan Palma. C'est arrivé au point où, quelques jours avant le meurtre, Rosa Robinson a dû défoncer la porte de la chambre de sa fille de 27 ans pour lui venir en aide.

Un texte de Geneviève Garon

Rosa Robinson a ressassé de douloureux souvenirs qui lui ont fait essuyer des larmes à plusieurs reprises Quelques mètres à sa gauche, son ancien gendre, Juan Palma, l'observe derrière la vitre du box des accusés. Il est accusé de meurtre prémédité. Malgré l'émotion, la petite femme de 63 ans a refusé de s'asseoir et est restée debout à la barre des témoins, s'agrippant par moment au comptoir devant elle.

Paméla Jean et Juan Palma n'ont jamais habité ensemble pendant les 12 années où ils ont formé un couple et leur fils habitait avec Mme Jean dans l'appartement qu'elle partageait avec ses parents à Longueuil.

Selon Rosa Robinson, le couple se disputait de plus en plus au cours des derniers mois avant le meurtre de sa fille. « J'entendais parler fort, surtout sa voix à lui. »

En décembre 2012, Paméla Jean aurait mis fin à la relation. Mais, dans la nuit du 25 au 26 décembre, Juan Palma aurait téléphoné au domicile si souvent que Paméla Jean aurait accepté de le recevoir « pour discuter ».

Mme Robinson raconte qu'elle était dans sa chambre lorsqu'elle a entendu sa fille l'appeler. En arrivant devant la porte de la chambre de sa fille, elle l'a entendue râler. Elle n'a fait ni une ni deux et, d'un coup de hanche, a défoncé la porte. Elle affirme avoir alors vu sa fille en position foetale sur le lit, Juan Palma au-dessus d'elle et leur jeune fils également dans la pièce.

C'est le père de Paméla Jean qui aurait ordonné à Juan Palma de quitter la résidence.

« Il a toujours profité de toi et tu ne vois rien »

Malgré tout, le lendemain, Paméla Jean aurait accepté de donner une dernière chance à son conjoint. Elle a écrit une lettre à sa mère pour lui annoncer son intention d'aller vivre en appartement avec M. Palma. « On a déjà parlé et on a mis les choses au clair pour de vrai. (...) Si je ne vois aucun changement, je vais le laisser une fois pour toutes », écrit-elle.

Rona Robinson était très inquiète de la situation. En réponse à sa fille, elle écrit : « Il a toujours profité de toi et tu ne vois rien. » Devant le jury, elle a affirmé avoir « eu peur que ça se finisse mal en appartement ».

Trois jours plus tard, le 29 décembre 2012, sa fille sort en après-midi avec Juan Palma pour se rendre à Montréal. La voix de la mère se brise lorsqu'elle conclut : « C'est la dernière fois qu'on l'a vue. »

Les dernières heures du couple dans les bars

Le couple s'est rendu dans des bars de la Plaza Saint-Hubert ce soir-là. Trois serveuses ont témoigné devant les 12 jurés que Paméla Jean et Juan Palma semblaient amoureux. Sur les images de caméra de surveillance, ils s'enlacent, boivent de l'alcool et jouent sur des appareils de loterie vidéo.

La théorie de la Couronne est que, à l'issue de cette soirée, le couple s'est disputé et que Juan Palma a tué sa conjointe.

Le corps de Paméla Jean a été retrouvé dans la garde-robe près de la chambre de Juan Palma, à Montréal-Nord, le 4 janvier 2013.

L'homme de 36 ans est accusé de meurtre prémédité.

M. Palma est vêtu d'un complet sombre et il écoute très attentivement les témoignages. Il est assis derrière une grande vitre et n'est pas menotté. S'il veut s'adresser à son avocat, il doit utiliser un combiné de téléphone.

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