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Meurtres d'aînés : l'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer plaide coupable

L'ancienne infirmière Elizabeth Wettlaufer a plaidé coupable, ce matin, aux huit chefs d'accusation de meurtre prémédité contre elle, relativement à la mort de personnes âgées dont elle devait prendre soin dans des foyers de la région de Woodstock, à l'ouest de Toronto.

Wettlaufer a aussi reconnu sa culpabilité pour quatre chefs d'accusation de tentative de meurtre et deux de voies de fait graves.

La Couronne a ajouté que Wettlaufer était exaspérée d'entendre ses patients se plaindre dans leur lit et que certains voulaient mourir.

Les meurtres ont eu lieu de 2007 à 2014. L'âge des victimes va de 75 à 96 ans.

L'ancienne infirmière a avoué en cour avoir tué ses victimes à l'aide d'une injection d'insuline.

Les proches des victimes étaient en cour pour l'audience.

Les familles ont accueilli avec soulagement le fait qu'elles n'auraient pas à endurer un long procès. Toutefois, cela ne compensera pas la perte de leur être cher, ont-elles ajouté.

Les victimes :

  • James Silcox, mort en 2007, 84 ans, résident du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Maurice Granat, mort en 2007, 84 ans, résident du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Gladys Millard, morte en 2011, 87 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Helen Matheson, morte en 2011, 95 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Mary Zurawinski, morte en 2011, 96 ans, résidente du foyer Caressant Care à Woodstock
  • Helen Young, morte en 2013, 96 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Maureen Pickering, morte en 2014, 79 ans, résidente du foyer Caressant Care, à Woodstock
  • Arpad Horwath, mort en 2014, 75 ans, résident du foyer Meadow Park, à London

De son côté, la mère de Wettlaufer, Hazel Parker, a déclaré à CBC que sa fille lui avait demandé de ne pas se présenter en cour à Woodstock, jeudi.

Elle a aussi confié que sa fille avait reçu un diagnostic de trouble bipolaire et qu'elle prenait des médicaments pour traiter sa maladie. « Ce dont les médias ne parlent pas beaucoup, c'est que, sans confession de Beth, la police n'aurait jamais su ce qui s'était passé, dit-elle. Elle fait face à la situation du mieux qu'elle le peut. »

Peine

La Couronne a indiqué qu'elle ne demanderait pas de peines concomitantes.

Wettlaufer, qui aura 50 ans plus tard en juin, doit être condamnée à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Enquête publique?

L'association d'aînés CARP demande une enquête publique sur les événements.

Pour l'organisation, il ne s'agit pas seulement d'un « cas isolé ».

« Ça fait des années qu'on entend des histoires relativement à des patients qui ont souffert ou qui sont morts à cause de la négligence, de voies de fait ou de la violence dans des foyers qui devaient prendre soin d'eux », affirme Wanda Morris, de CARP.

Le ministre ontarien de la Santé et des Soins de longue durée, Eric Hoskins, a affirmé que lui et la première ministre, Kathleen Wynne « veulent faire en sorte de diminuer les risques qu'une telle chose ne se reproduise et peu importe quelle forme cela prendra ».

Il a ajouté qu'il est encore trop tôt pour déterminer quel sera ce processus, mais que lui et la première ministre sont ouverts à toutes les possibilités. « Nous devons d'abord permettre aux procédures judiciaires de se terminer », a-t-il affirmé.

Le ministre a également offert ses sympathies et ses condoléances aux familles des victimes.

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