Retour

Mexico : les secouristes cherchent toujours des survivants du séisme

La scène se répète inlassablement dans les rues de Mexico, comme ailleurs dans le pays : des secouristes lèvent le poing dans les airs pour imposer le silence autour d'eux, dans l'espoir d'entendre des survivants toujours ensevelis sous les décombres de centaines d'immeubles effondrés.

Dans la seule capitale, 52 personnes ont pu être dégagées jusqu’ici de bâtiments qui ont été détruits en tout ou en partie lors du séisme qui a frappé le pays mardi après-midi. « Oui, nous le pouvons! », crie parfois la foule qui se rassemble près de ces immeubles après ces sauvetages réussis.

Habitués aux tremblements de terre, les Mexicains savent que l’espoir de retrouver des survivants plus de 72 heures après le désastre est pratiquement nul et ils demeurent donc engagés dans une véritable course contre la montre pour trouver tous les survivants qu’ils peuvent.

La petite « Frida Sofia » inventée de toute pièce?

Alors que les autorités poursuivaient leurs recherches, l'attention du pays était toujours tournée vers l'extrême sud de la capitale dans l'espoir que l'on retrouve des survivants de l'effondrement de l'école Enrique Rebsamren, qui a tué au moins 19 élèves de 7  à 13 ans, et 6 adultes mardi.

Selon les premiers rapports des secouristes, une fillette de 12 ans du nom de « Frida Sofia » luttait pour sa vie sous les décombres de l'école en compagnie de cinq autres enfants. Mercredi, des militaires ont affirmé qu'ils avaient pu parler à la fillette, mais que son rythme cardiaque avait commencé à fléchir.

La fillette avait fini par devenir le symbole de cette course contre la montre pour retrouver des survivants. Or le gouvernement mexicain affirme maintenant que « Frida Sofia » n'a jamais existé. « Nous n'avons aucune preuve de l'existence de cette [enfant] », a déclaré le ministre mexicain de la Marine, Ángel Enrique Sarmiento Beltrán.

Les secouristes avaient réussi à dégager 11 enfants et une adulte des ruines de l'école. M. Beltrán a indiqué que les autorités poursuivraient leurs recherches étant donné qu'elles disposaient d'indices permettant de croire qu'il pourrait y avoir un autre adulte en vie sous les décombres.

« Il doit être vivant, je sais qu'on va le sortir »

Dans le quartier de la Condesa, l’un des plus touchés de la capitale avec celui de la Roma, Karen Guzman est assise sur un trottoir, tournant le dos à un immeuble effondré où quelque 30 personnes pourraient être vivantes.

Elle espère avoir des nouvelles de son frère, Juan Antonio Guzman, qui se trouvait au quatrième et dernier étage. L’homme de 43 ans ne figure cependant pas sur les listes des personnes secourues, accrochées entre deux poteaux d'électricité.

« Ma mère est en train de le chercher dans les hôpitaux [...] Il doit être vivant, je sais qu'on va le sortir », assure-t-elle.

Selon le maire de Mexico, une mégapole de 20 millions d'habitants, 38 immeubles se sont écroulés dans la foulée du séisme.

À Aztala, dans l'État de Puebla, les villageois pleurent la mort de 11 membres d'une même famille, morts lorsque l'église dans laquelle ils étaient réunis pour la baptême d'une fillette de deux mois s'est effondrée. Seuls le père du bébé ainsi que le prêtre et son adjoint ont survécu.

Selon le directeur de la protection civile mexicaine, le tremblement de terre d’une magnitude de 7,1 survenu en début d’après-midi a fait 273 morts, dont 102 à Mexico, 73 dans l’État de Morelos et 43 dans celui de Puebla. Les autres décès sont survenus dans l’État de Mexico (13), de Guerrero (6) et d’Oaxaca (1). Près de 2000 personnes ont aussi été blessées.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine