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Michel Arsenault visé par une enquête de la SQ

La Sûreté du Québec a récemment reçu cinq plaintes, dont deux pour agression sexuelle, contre un entraîneur de gymnastique. Radio-Canada Sports a appris que Michel Arsenault est bel et bien l'homme ciblé par cette enquête.

« On est en mesure d’établir qu’il y a au moins sept victimes possibles qui, à l’époque, étaient âgées de 10 à 20 ans. Ce sont des jeunes filles. Le prédateur était âgé d’une trentaine d’années. Il agissait en figure d’autorité, parce qu’il agissait à titre d’entraîneur de gymnastique », mentionne la lieutenante Martine Asselin.La SQ confirme à Radio-Canada Sports qu’une enquête pour crimes en série a été déclenchée. Le suspect est âgé de 56 ans et réside maintenant dans une autre province.« Depuis le début de l’année 2018, le service des enquêtes sur les crimes majeurs enquête sur une série d’agressions sexuelles, mais aussi de voies de fait. »

Expulsé de son clubLe 6 décembre dernier, Radio-Canada Sports a dévoilé le résultat d’une enquête. Dans ce reportage, l’entraîneur de gymnastique Michel Arsenault était visé par des allégations d’agressions sexuelles de la part d’anciennes gymnastes qui l’avaient côtoyé dans les années 80 et 90.Michel Arsenault avait ensuite été expulsé de son gymnase, le Champions Gymnastics d’Edmonton, par sa femme et alors vice-présidente du club, Valérie Oudin.

Le 11 décembre, le club de gymnastique annonçait sur son site Internet que Valérie Oudin et la fille du couple, Sara Stafford, étaient désormais les uniques propriétaires du gymnase.Pourtant, le registre des entreprises de l’Alberta indique que Michel Arsenault détient toujours 50 % des parts de l’entreprise.

Appel aux victimesEn déclenchant une telle enquête, la SQ espère obtenir de nouveaux témoignages.« Pour les victimes, mais également pour des témoins, des gens qui auraient pu entendre des choses et qui, à l’époque, n’ont pas parlé, ils peuvent communiquer avec la centrale d’information criminelle de la Sûreté du Québec de façon confidentielle. Ils peuvent communiquer avec le 1 800 659-4264. Nos enquêteurs sont là, disponibles et prêts à les écouter », affirme la lieutenante Asselin.D'après une enquête de Marie Malchelosse, Christine Roger, Michel Chabot, Jacques-Alexis Bernardin et Luc Fortin.

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