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Mine Sisson près de Fredericton : un impact sur les Malécites

L'Agence canadienne d'évaluation environnementale estime que le projet de mine de tungstène et de molybdène Sisson, au nord de Fredericton, aurait un impact sur les Premières Nations malécites dans la région.

L'étude approfondie menée par l'agence fédérale conclut que « le projet n'est pas susceptible de causer d'effets négatifs importants sur l'environnement, compte tenu de la mise en œuvre des mesures d'atténuation [prévues] ».

Elle ajoute du même souffle que la mine aurait sans doute un impact important sur les Malécites de Tobique, de Kingsclear, de Woodstock et de St. Mary's, qui perdraient des territoires traditionnels de chasse, de pêche et de cueillette.

L'Agence estime que « les mesures proposées ne permettront pas de remédier à la perte permanente de l'accès à une zone d'une grande valeur et à la perte d'utilisation de cette zone ».

Perte de territoires traditionnels pour les Malécites

La mine entraînerait la perte de 1253 hectares de terres, dont certaines sont utilisées par les Malécites pour leurs activités traditionnelles.

L'Agence fédérale note que le gouvernement provincial et les Premières Nations malécites « négocient des mesures d'adaptation potentielles pour contrer les effets du projet » et qu'ils pourraient s'entendre sur d'autres mesures d'atténuation.

Le ministre de l'Énergie et des Mines du N.-B., Donald Arseneault, évoquait en mars 2015 la possibilité de donner des terres à la Première Nation de St. Mary's pour compenser les pertes occasionnées par la mine Sisson.

Or, l'Agence d'évaluation environnementale remarque dans son rapport qu'« un nombre limité de grands blocs de terres publiques contiguës [...] reste disponible aux fins d'utilisation traditionnelle près des communautés malécites [...] », mais qu'au « sein des blocs de terres publiques restants, l'utilisation par ces Premières Nations est limitée par d'autres utilisations des terres existantes ».

Les Malécites fermement opposés au projet

En décembre dernier, une avocate représentant les six communautés malécites avait déclaré que le projet n'avait pas l'appui de ses clients.

Elle réagissait au feu vert donné par le gouvernement provincial au projet minier et à la déclaration du PDG de Northcliff Resources, le promoteur, selon lequel son entreprise avait reçu beaucoup d'appuis des Premières Nations.

Le public a maintenant 30 jours pour commenter le rapport de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

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