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MISE À JOUR - Mort d'un nourrisson à Thurso : le père est accusé d'homicide involontaire

Un père de Thurso, qui aurait violenté son nourrisson, a comparu cet avant-midi au palais de justice de Gatineau. L'homme de 25 ans fait face à une nouvelle accusation d'homicide involontaire, puisque le nourrisson de 7 semaines est mort des suites de ses blessures.

Les accusations de voies de fait graves ont été retirées.

Lors de la comparution, l'homme a jeté un rapide coup d'oeil dans l'assistance et a salué des proches d'un hochement de tête. Il est resté impassible pendant la procédure.

L'avocat de l'accusé a demandé un report de l'enquête sur cautionnement. Le dossier sera de retour en cour mercredi.

À la fin de l'audience, la mère est sortie de la salle soutenue par deux personnes.

Le père est détenu depuis son arrestation, la semaine dernière.

Selon la Sûreté du Québec (SQ), la petite fille présentait des symptômes semblables à ceux du syndrome du bébé secoué.

Des voisins ébranlés par le drame

La nouvelle de la mort du poupon n'a laissé personne indifférent à Thurso.

La triste fin du bébé a ébranlé le voisinage, d'autant plus que plusieurs jeunes familles résident dans le secteur où le drame s'est déroulé.

C'est le cas de Julie Deschambault et Scott Drouin. « Je suis resté sous le choc de voir ça : les voitures de police, les drapeaux, les rubans. Je ne m'attendais jamais à ça. Encore là, j'y pense et c'est encore pire depuis que j'ai su que la petite était morte », a dit Scott Drouin quelques jours après le drame.

Ressources disponibles

Les autorités de la santé en Outaouais déclarent comprendre le traumatisme que vivent les proches et amis de la famille. Elles assurent que des ressources existent dans la région pour ceux qui se sentent dépassés face à un bébé qui  pleure, par exemple.

« Il y a toujours Info Santé qu'on peut appeler ou la ligne Parents pour demander de l'aide. Il y a des services au CLSC. Il y a des groupes d'entraide pour les gens qui ne viennent pas de la région », a indiqué Amélie Tétreault, qui est infirmière clinicienne en périnatalité au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

Pour sa part, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a précisé que les cas de syndrôme du bébé secoué étaient très rares dans la région.

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