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Mises à pied chez Rio Tinto : « pas une catastrophe », selon le ministre Leitao

Le licenciement de 200 cadres chez Rio Tinto au Québec n'est « pas une catastrophe », selon le gouvernement Couillard.

Appelé à commenter, mercredi, les mises à pied à venir chez le géant de l'aluminium, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a minimisé leur impact, ce qui a fait bondir l'opposition officielle.

Le Parti québécois réclame le respect de l'entente conclue en 2006 entre le Québec et Rio Tinto, à la suite de l'achat d'Alcan, prévoyant le maintien des activités du siège social de Montréal.

Selon le porte-parole péquiste Nicolas Marceau, le siège social s'est vidé autant à Montréal qu'au Saguenay et les « garanties béton » obtenues par le Parti libéral en 2006 n'ont pas suffi.

Carlos Leitao a pour sa part soutenu en chambre que ce n'est pas une catastrophe et que Rio Tinto a continué à investir au Québec. En point de presse à la sortie de la séance du conseil des ministres, mercredi, il a dit ne pas avoir été informé par l'entreprise de sa décision.

Le premier ministre Philippe Couillard a ajouté que le Parti libéral avait contribué à sauver le Complexe Jonquière et à maintenir 1000 emplois à Arvida. « Les investissements se poursuivent, souligne-t-il. Le contexte est difficile, mais on accompagne l'entreprise pour la région. »

Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault demandent des explications

Plus tôt mercredi, les députés de Jonquière et de Lac-Saint-Jean, Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier, sont aussi intervenus pour exiger des explications au gouvernement libéral quant au respect des engagements compris dans la convention de continuité de 2006.

Ils ont rappelé que l'entente intervenue entre le gouvernement du Québec et Alcan exige « le maintien au Québec d'activités et sièges sociaux opérationnels, financiers et stratégiques importants pour Alcan et ses actifs à des niveaux essentiellement similaires à ceux d'Alcan ».

« On a de sérieuses questions à poser au gouvernement parce que lorsqu'on a fait l'annonce de l'entente de continuité, lorsque Rio Tinto a acheté Alcan, le gouvernement du Québec était sorti en disant : inquiétez-vous pas, on a des garanties, on doit maintenir un niveau d'activités similaires à ce qui existait déjà au sein du siège social d'Alcan. Or, ce qu'on réalise, c'est que ce n'est pas du tout le cas », déplore Alexandre Cloutier.

Les députés préviennent qu'ils vont maintenir la pression pour demander que l'entente de continuité soit respectée.

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