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Mohamed Fahmy remercie son épouse et Amal Clooney

Le journaliste Canadien Mohamed Fahmy, récemment libéré de prison en Égypte, s'est exprimé pour la première fois publiquement, depuis Londres, mercredi, au côté de son avocate, Amal Clooney.

Devant un public de journalistes le pressant de dire comment il se sentait, maintenant libre, il a dit : « Je me sens renaître ».

Il a par la suite raconté comment lui et son collègue emprisonné d'Al-Jazira, Baher Mohamed, ont appris qu'ils étaient libérés.

« Ma femme venait tout juste de partir [c'était la fin de la période de visite] et j'étais déprimé comme on l'est toujours quand on quitte notre famille pour retourner en cellule. Mais comme on rentrait, Baher et moi, nos noms ont été annoncés. On n'en croyait pas nos oreilles. On s'est embrassés, on sautait de joie. Et puis on nous a pris et on nous a laissés dans la rue sans téléphone ni argent... »

Son avocate, Amal Clooney, a expliqué qu'elle avait relu récemment le jugement de 60 pages de son second procès et conclu que, comme pour le premier, la justice égyptienne avait porté « une accusation de terrorisme [...] juste sur la base que quiconque travaille pour ce média [Al-Jazira] doit par conséquent être un terroriste, sans autre forme de preuve ».

Arrivé du Caire plus tôt dans la journée, Mohamed Fahmy souhaitait vivement rencontrer son avocate, Amal Clooney.

« Je suis un homme libre grâce à deux femmes : ma femme Marwa et Amal Clooney. Elles ont été le clou dans le cercueil de cette immense campagne menée par vous [les journalistes] », a dit M. Fahmy en entrevue avec le journaliste Jesse Brown, peu avant son départ d'Égypte.

Le gouvernement canadien se réjouit pour sa part du retour de Mohamed Fahmy au pays.

« Le Canada a travaillé sans relâche et au plus haut niveau pour obtenir la libération de M. Fahmy. Nous sommes heureux que sa longue épreuve soit désormais derrière lui », a dit dans un communiqué le ministre d'État responsable des Affaires étrangères et consulaires, Lynne Yeli.

En conférence de presse à Londres, Mohamed Fahmy reconnaît le travail effectué par Ottawa, mais estime qu'il aurait pu faire plus.

« Il y a eu des critiques de ma famille et d'un peu partout dans le monde, que je ne voulais pas croire quand j'étais dans ma cellule, que le Canada ne faisait pas de son mieux. Lorsqu'on m'a libéré sous caution, j'ai réalisé que ces critiques étaient justifiées. Je pense que le gouvernement canadien aurait pu en faire plus, qu'il aurait pu prendre une approche plus agressive », a-t-il affirmé.

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