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#MoiAussi : la présidente de l'Université de Regina, victime de harcèlement

La présidente et vice-chancelière de l'Université de Regina, Vianne Timmons rejoint elle aussi le mouvement #MoiAussi.

La fin de semaine dernière, elle a rédigé une chronique dans un journal où elle a parlé de ses propres expériences de harcèlement sexuel.

Elle dit que les incidents se sont déroulés depuis l'âge de 14 ans et se sont poursuivis jusqu'à il y a quatre ans. Elle n'en avait jamais parlé publiquement auparavant, mais dit avoir été inspirée par la campagne #MoiAussi sur les médias sociaux.

Elle raconte qu'elle a récemment participé à une conférence aux États-Unis quand un homme plus vieux qu'elle venant du Dakota du Nord a commencé à lui parler et a ensuite procédé à des attouchements.

Elle s'est ensuite déplacée, mais l'homme l'a suivie et l'a encore touchée de façon inappropriée, dit-elle.

Vianne Timmons confie qu'elle n'a pas dit à l'homme d'arrêter, mais qu'elle a plutôt tenté de se sortir de la situation en attirant le moins possible l'attention. Par la suite, elle n'a pas osé en parler de peur de se faire dire qu'elle n'avait pas bien géré la situation.

« On se demande toujours: "Est-ce que j'ai fait quelque chose pour créer cette situation?" », se questionne-t-elle. « Les femmes y pensent tout le temps. Nous sommes jugés sur la façon que nous parlons, sur nos vêtements et sur le nombre de verres d'alcool que nous buvons. »

Créer une solution

Vianne Timmons dit que depuis qu'elle a partagé son expérience, des collègues de travail féminins ont révélé avoir vécu des expériences similaires.

Tout comme elle, deux de ses trois filles ont également dû faire face à du harcèlement sexuel et l'une d'elles a même été agressée sexuellement, confie-t-elle.

La présidente croit que les survivants ne doivent pas avoir honte, peu importe la façon que d'autres personnes réagissent. Elle recommande de réfléchir à la situation, parler avec d'autres femmes et préparer un plan au cas où une situation semblable survient à nouveau.

Elle veut aussi voir plus d'hommes participer aux conversations sur ce sujet. À l'Université de Regina, des formations sont offertes pour permettre aux témoins d'intervenir.

Vianne Timmons espère que plus d'étudiants témoigneront après avoir entendu son histoire.

Avec les informations de CBC News

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