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Mondial 2026 : le rêve devenu réalité pour les joueurs québécois

Pour la majorité des joueurs de l'Académie de l'Impact de Montréal, le rêve est de parvenir à décrocher un contrat professionnel avec la première équipe. À partir de maintenant, la Coupe du monde 2026 s'ajoute aussi à leur liste d'objectifs.

Un texte de Christine RogerYannick Laurent, capitaine de l’équipe U-17 de l’Académie, avoue que la possibilité que la Coupe du monde soit présentée au Canada suscitait des discussions dans le vestiaire. L’annonce de l’octroi du Mondial au Canada, aux États-Unis et au Mexique n’aurait pas pu mieux tomber pour ces joueurs qui seront dans la force de l’âge lors de la présentation du tournoi.« C’est quelque chose de vraiment gros pour le foot au Canada. Vu qu’on est un des pays hôte, on devrait être automatiquement qualifié pour la Coupe du monde. Ça va nous donner la chance d’essayer de nous faire une place dans l’équipe, de nous entraîner fort et, d’éventuellement, nous faire voir par d’autres clubs. C’est quelque chose de vraiment extraordinaire pour les jeunes joueurs comme nous », affirme le milieu de terrain.

Yannick Laurent a déjà eu l’occasion de se faire valoir à quelques reprises auprès de membres de l’Association canadienne de soccer. S’il n’y a aucun camp organisé pour les joueurs de 17 ans, il espère pouvoir démontrer sa progression au courant des deux prochaines années.

Obtenir une place à la Coupe du monde serait déjà un exploit pour le Canada, mais les dirigeants de l’équipe ne voudront certainement pas se contenter d’un rôle de figurant. Le joueur de Terrebonne est, quant à lui, persuadé que le Canada pourra devenir une équipe compétitive sur la scène internationale d’ici huit ans.« Ce qui nous manquait au Canada, c’était le système d’académies professionnelles et c’est ce qu’on a aujourd’hui, explique le joueur de 17 ans. Huit ans, c’est long. C’est une période qui va permettre aux académies de se perfectionner et aux joueurs comme nous de devenir meilleurs et de continuer à perfectionner nos bases et nos habiletés de foot. »

Un moteur de changement

L’ancien joueur de l’Impact de Montréal et ambassadeur de Soccer Canada pour la Coupe du monde « Unis 2026 », Patrice Bernier, est persuadé que cette annonce va insuffler une doser de motivation supplémentaire à de nombreux jeunes joueurs.« Si j’ai 12, 13, 14 ans, je regarde dans huit ans, et je pourrais être professionnel, je pourrais être au début de la vingtaine et jouer une Coupe du monde pour la sélection canadienne, chez moi… Je ne serais que motivé pour me dépasser pour être joueur de soccer professionnel », souligne celui qui agit maintenant comme entraîneur à l’Académie de l’Impact.

Bernier croit dur comme fer que le futur est prometteur et que le Canada a amplement le temps de bâtir une structure qui saura rivaliser avec de grandes nations qui ont le soccer dans leur ADN.« Il y a un nouvel entraîneur, il y a un nouveau cycle qui est mis en place, on a rajeuni l’équipe. On parle de 2026, mais il y a une Coupe du monde en 2022 pour laquelle on peut se qualifier », rappelle-t-il.« Le Canada doit travailler fort pour se qualifier à cette Coupe du monde. Ce sera de l’expérience avant d’arriver à 2026. Dans ta propre cour, tu veux avoir la meilleure équipe possible. Tout est mis en place et j’espère juste que les gens qui regardent maintenant se disent, je vais travailler doublement plus fort pour être là à la Coupe du monde en 2026. »Alphonso Davies, joueur qui porte les couleurs des Whitecaps de Vancouver dans la MLS, est l’un de ceux qui pourraient bien changer le visage du soccer canadien. Et en regardant les prouesses que ce joueur est en mesure d’accomplir sur le terrain à seulement 17 ans, il est permis de croire que le meilleur est encore à venir…

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