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Mort de Michel Vienneau : il n'était « impliqué dans aucune activité criminelle », dit la GRC

La GRC de la Nouvelle-Écosse a conclu que Michel Vienneau « n'était impliqué dans aucune activité criminelle », après son enquête sur la mort de cet homme d'affaires, abattu par des policiers de la Ville de Bathurst en janvier dernier.

Des accusations ont été déposées contre deux policiers du service de police de Bathurst jeudi matin, relativement à cette affaire. Ces deux policiers ont été suspendus jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

Michel Vienneau a été atteint mortellement par balle à la gare de VIA Rail de Bathurst, le 12 janvier. L'enquête avait alors été confiée à la GRC de la Nouvelle-Écosse.

L'agent Patrick Bulger, 38 ans, de Beresford, et l'agent Mathieu Boudreau, 26 ans, de Dunlop, au Nouveau-Brunswick, font tous les deux face aux accusations suivantes :

  1. homicide involontaire avec arme
  2. voies de fait armées (2 chefs)
  3. voies de fait armées (2 chefs)

La comparution des deux agents en cour provinciale à Bathurst est prévue pour le 4 janvier 2016 à 9 h 30 (HA).

La famille Vienneau réagit

Les policiers de Bathurst soupçonnaient Michel Vienneau de trafic de drogues, mais la GRC a conclu qu'il n'était mêlé à aucune activité criminelle, selon le sergent Alain LeBlanc, porte-parole de la GRC en Nouvelle-Écosse.

Sa famille s'en réjouit. Nicolas Vienneau, frère de Michel Vienneau, a fait parvenir la déclaration suivante à Radio-Canada Acadie.

Une enquête de la Commission de police

La Commission de police du Nouveau-Brunswick, chargée d'enquêter sur des plaintes au sujet d'un policier muniicpal, a fait savoir qu'elle traiterait une plainte pour inconduite que le chef de police de Bathurst a déposé contre « deux membres du service de police de Bathurst impliqués dans le décès de M. Michel Vienneau ».

Elle a chargé Judith Begley de cette enquête. Mme Begley est avocate à Moncton et a une grande expérience comme enquêteuse dans différents secteurs, selon la commission.

L'enquête ne commencera toutefois pas avant la fin des procédures criminelles.

Le fil des événements

Michel Vienneau, 51 ans, a été abattu à sa descente de train au moment où il s'apprêtait à quitter en voiture le stationnement de la gare de Bathurst. Des policiers tentaient de l'intercepter en raison des soupçons qui pesaient sur lui, mais Michel Vienneau a accéléré en direction des policiers, ce qui a déclenché le tir des agents.

La conjointe de Michel Vienneau, Annick Basque, qui se trouvait à ses côtés lors de l'incident, a déclaré que le couple a pris peur en voyant les agents habillés en civil. Ils craignaient avoir affaire à des terroristes à cause des paroles hurlées par les agents. Elle allègue qu'il y a eu erreur sur la personne et a intenté une poursuite au civil contre la Ville de Bathurst.

L'avocat d'Annick Basque, Charles LeBlanc, n'a pas voulu commenter les accusations au criminel déposées jeudi, pour ne pas compromettre la présomption d'innocence des accusés. Il a toutefois déclaré que ce qui s'est passé le 12 janvier à Bathurst est tragique.

D'après les documents de la poursuite au civil déposés en cour, c'est l'agent Boudreau qui aurait tiré sur Michel Vienneau pour protéger son confrère Patrick Bulger. La réponse écrite de la Ville de Bathurst à cette poursuite indique que les deux agents s'étaient clairement identifiés comme policiers. Mais la voiture de Michel Vienneau aurait accéléré sans avertissement, selon la version de la Ville, et aurait coincé un des agents contre un banc de neige. Les coups de feu auraient été tirés pour protéger cet agent.

Plus tard, on a appris que c'est un appel à la ligne d'Échec au crime qui avait mis les enquêteurs sur la piste de Michel Vienneau.

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