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Mulcair s'excuse d'avoir utilisé le mot « newfie » il y a près de 20 ans

De passage à Terre-Neuve-et-Labrador, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a été rattrapé par son passé de député et ministre provincial au Québec. Il a été forcé de s'excuser d'avoir utilisé le mot « newfie » à l'Assemblée nationale, en 1996, et a dû défendre son rôle dans le dossier du mont Orford.

Un texte de Marie-Ève Maheu

C'est un candidat dans St. John's-Est, le libéral Nick Whalen, qui a réclamé des excuses à M. Mulcair pour son utilisation du terme « newfie » comme « synonyme de stupide ».

« C'est une grande insulte pour les Terre-Neuviens, et c'était pire parce que ç'a été dit à l'Assemblée nationale », estime-t-il.

Selon lui, les préjugés sont grands à l'endroit des gens de Terre-Neuve à cause de cette expression. Il dit les avoir ressentis lors de ses études universitaires au Québec et en Ontario.

M. Mulcair a reconnu son erreur, ajoutant qu'elle remontait à une vingtaine d'années, et a offert ses excuses.

« Puisque j'ai des origines francophones et irlandaises, je reçois parfois les blagues des deux côtés, et je sais à quel point c'est sensible. Donc, j'offre mes excuses sans réserve. »

Le candidat dans St. John's-Est, Nick Whalen, a accepté ses excuses. « Je reconnais que ça fait longtemps, mais il ne s'est jamais excusé. Je suis content qu'il l'ait fait aujourd'hui », a-t-il dit. 

En 1996, Thomas Mulcair avait retiré ses propos du bout des lèvres. « Si le fait de comparer les Terre-Neuviens à des péquistes est désobligeant à leur égard, je retire mes paroles », avait-il répondu quand un autre député lui avait reproché ses propos « désobligeants ».

Mulcair dit n'avoir jamais voulu privatiser le mont Orford

Le chef néo-démocrate a aussi démenti des propos d'anciens collègues et ministres libéraux, qui ont affirmé à La Presse qu'il voulait privatiser le mont Orford. Thomas Mulcair s'est toujours présenté comme celui, au sein du gouvernement de Jean Charest, qui voulait sauver la montagne.

« On m'a demandé de privatiser une partie du parc national afin de donner des terrains à des promoteurs privés pour construire des condos. J'ai dit à M. Charest que c'était illégal, selon un avis d'un grand expert que nous avions consulté [...]. J'ai refusé de signer le décret. J'ai quitté le conseil des ministres en me tenant debout sur cette question de principe. J'ai été remplacé par quelqu'un qui était prêt à signer ce décret et le décret a été adopté à la première réunion du conseil des ministres, après qu'on m'ait remplacé. C'est tellement clair, tellement limpide depuis tellement longtemps », s'est-il défendu.

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