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Nathalie Normandeau s'adresse au tribunal pour récupérer son salaire

Nathalie Normandeau s'est présentée mardi au palais de justice de Québec, où est débattue sa requête contre Cogeco pour récupérer son salaire d'animatrice de radio. Il s'agit de la première sortie publique de Mme Normandeau depuis qu'elle a été arrêtée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), en mars.

Les deux avocates de Mme Normandeau ont plaidé toute la journée pour tenter d'obtenir une ordonnance de sauvegarde afin qu'elle puisse conserver son salaire d'animatrice durant la suite des procédures judiciaires intentées contre elle.

L'ancienne vice-première ministre, qui était jusqu'à tout récemment animatrice de radio au FM 93, une station de Cogeco Media, a été suspendue sans solde de ses fonctions d'animatrice après avoir été arrêtée par l'UPAC, le 17 mars dernier. 

Ses avocates font valoir que le fait qu'elle soit privée de son salaire a de graves conséquences pour Nathalie Normandeau, qui doit assumer les frais de son procès au criminel qui pourraient s'élever à 100 000 $.

Les avocates plaident aussi qu'au moment d'embaucher Nathalie Normadeau, Cogeco connaissait très bien son passé et les allégations qui pesaient contre elle puisqu'elle avait récemment été appelée à témoigner devant la commission Charbonneau.

Débat sur les relevés bancaires

En matinée, les débats ont porté sur une demande d'ordonnance de non-divulgation de certains renseignements personnels, dont les relevés bancaires complets de Mme Normandeau. Les avocates de Mme Normandeau ont soutenu devant la juge Suzanne Ouellet que divulguer les soldes serait suffisant, tandis que ceux de Cogeco ont fait valoir qu'elle devait prouver dans le détail ses prétentions, selon lesquelles elle n'a pas les moyens de faire face à son procès au criminel.

Le tribunal a jugé que Nathalie Normandeau pourra conserver la confidentialité de certains documents.

La requête débattue mardi se tient dans la foulée de la poursuite de 722 500 $ intentée par Nathalie Normandeau contre Cogeco Media pour congédiement illégal. Elle affirme qu'elle a appris son congédiement dans les médias en mars. 

Elle soutient que la présomption d'innocence doit prévaloir, surtout que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas liés à son travail d'animatrice de radio. Elle demande la pleine compensation de son salaire d'animatrice pour la durée de son contrat avec Cogeco, qui prenait fin en août 2019.

L'employeur présentera ses arguments devant le juge le 9 juin.

Nathalie Normandeau est toujours en attente d'un procès pour faire face à des accusations de fraude, de complot et d'abus de confiance pour des événements qui seraient survenus alors qu'elle était députée, puis ministre du Parti libéral du Québec de 2000 à 2012.

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