Retour

Neflix et Spotify : le mouvement est « irréversible », selon le PDG du Cirque du Soleil

Les artistes québécois doivent miser sur l'exportation de leurs contenus, selon le PDG du Cirque du Soleil, et non sur des mesures de protection comme des taxes aux services Netflix ou Spotify.

« Je ne dis pas non, je ne m'y oppose pas, affirme Daniel Lamarre. Mais, je pense que ce sera très difficile parce qu'il y a un mouvement qui est amorcé. Et selon moi, malheureusement, ce mouvement-là, pour les artistes d'ici, est irréversible. »

Daniel Lamarre se rallie au discours de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, qui a répété à plusieurs reprises que la politique culturelle de son gouvernement s’appuyait notamment sur le rayonnement à l’étranger, le soutien au financement d’activités internationales et l’exportation de la production culturelle canadienne.

« La façon de se prémunir contre l’invasion, affirme le PDG du Cirque du Soleil à RDI Économie, c’est que, nous-mêmes, on s’exporte! Et moi, c’est ce que je veux faire. Je veux amener le plus d’artistes québécois [à l’étranger]. Quand j’utilise Dominic Champagne pour produire un spectacle des Beatles, ça, c’est une façon de conquérir et de permettre à un Dominic Champagne de rayonner à l’international. »

Montréal, « Davos de la créativité »

Dans une conférence présentée devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), Daniel Lamarre a déclaré que Montréal est en train de devenir le Davos de la créativité, en particulier avec le développement de la conférence annuelle C2 Montréal.

« Le Cirque est un exemple, mais, de plus en plus, si vous regardez au niveau du cinéma, tous les succès que connaissent un Xavier Dolan, un Jean-Marc Vallée, un Denis Villeneuve, tout ça fait que les gens nous regardent, à travers le monde, et disent : “Wow ! Il y a là beaucoup de grands créateurs là.” Et on a réussi à la cristalliser dans un positionnement avec C2 Montréal. »

Pour ce qui est de la ville de Québec, le PDG Daniel Lamarre justifie la décision de son organisation de ne pas y présenter le nouveau spectacle Volta. « Nous allons à Québec plus que jamais. Maintenant qu’il y a le Centre Vidéotron, on y va d’année en année. [...] On est probablement le locataire le plus important du Centre Vidéotron. »

Étant donné cette présence au Centre Vidéotron, « on doit respecter la taille du marché », selon Daniel Lamarre. « On a un engagement envers Québec, les gens du Centre Vidéotron sont très contents de nous avoir et nous allons continuer d’être fidèles aux gens de Québec. »

Rigueur et discipline

Deux ans après la vente du Cirque du Soleil à un consortium formé du fonds américain TPG Capital, du groupe chinois Fosun et de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Daniel Lamarre affirme que des changements importants ont été apportés au Cirque pour assurer une « croissance accélérée ».

« L’aspect qui était peut-être un peu plus faible chez nous, reconnaît Daniel Lamarre, c’est justement tout le secteur financier, parce qu’à l’époque, notre grand patron [Guy Laliberté] était particulièrement poussé par la création. Quand tu as un propriétaire unique, tu n’as pas besoin d’avoir une discipline et une rigueur aussi grande que lorsque vous avez un consortium et un conseil d’administration en bonne et due forme. Ils ont amené des pratiques incroyables. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine