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Nétanyahou remet en question la contribution d’Israël à l'ONU

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, menace de revoir les relations entre Israël et l'Organisation des Nations Unies au lendemain de l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution condamnant la colonisation des territoires palestiniens de Cisjordanie.

« La décision qui a été prise est biaisée et honteuse, mais nous la surmonterons [...] cela prendra du temps, mais cette décision sera annulée », a déclaré le premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le chef d'État a demandé au ministère des Affaires étrangères de son pays de procéder à une réévaluation de tous les contacts d'Israël avec les Nations unies. Il a spécifié que la contribution financière d'Israël à l'ONU ainsi que la présence de représentants sur le territoire israélien seraient révisées.

« J'ai déjà demandé l'arrêt d'une contribution de 30 millions de shekels (10,7 millions de dollars canadiens) pour le financement de cinq organismes de l'ONU, cinq organismes qui sont particulièrement hostiles à Israël », a-t-il ajouté.

Le dirigeant israélien n'a pas nommément cité les organisations auxquelles il faisait allusion.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, vendredi, par 14 voix pour et une abstention, une résolution demandant l'arrêt des constructions visant à la colonisation par Israël de la Cisjordanie, une mesure dont l'État hébreu a immédiatement refusé l'application.

Des reproches directs aux États-Unis

Benjamin Netanyahu a accusé le « gouvernement Obama » d'avoir fait « un coup anti-israélien honteux aux Nations unies ».

Selon lui, le président américain Barack Obama a ainsi brisé un engagement américain datant de l'époque du président Jimmy Carter de ne pas « dicter les termes de la paix à Israël au Conseil de sécurité des Nations unies ».

Les États-Unis se sont abstenus sur le texte présenté par la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Venezuela et le Sénégal, contrairement à leur habitude d'opposer leur veto à toute résolution qui concerne la question de la colonisation des territoires occupés palestiniens.

Trump s'en mêle

Dans un tweet, le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a de son de côté, déclaré que les négociations de paix seraient « beaucoup plus difficiles » à la suite de cette décision des Nations unies.

Avant même l'examen de la résolution, le futur président avait écrit sur Twitter que les États-Unis se devaient d'opposer leur véto à cette résolution.

La veille, l'Égypte qui avait proposé le texte avait décidé de faire machine arrière sous la pression d'Israël et de Donald Trump.

La résolution a été approuvée par 14 des 15 États membres siégeant au Conseil de sécurité.

Depuis 1967, Israël possède une politique de colonisation de peuplement en Cisjordanie, dénoncée par les Palestiniens comme la principale entrave à une solution de paix au Proche-Orient.

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