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« Nous devons parler des causes des incendies en Alberta », dit Kathleen Wynne

Il faut éviter de blâmer l'industrie pétrolière ou le développement économique pour les feux de forêt en Alberta et plutôt s'attaquer aux enjeux environnementaux qu'ils soulèvent, affirme la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir.

Un texte de Mylène Crête

Selon la première ministre, ces incendies sont une image des changements climatiques qui peuvent générer davantage de ces événements extrêmes.

« Je pense qu'il y a beaucoup de facteurs dans cette situation, affirme-t-elle. Nous sommes très, très tristes et nos pensées sont avec les Albertains, mais nous devons parler des causes. Pour moi, les changements climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes, sont le visage de ce problème. Ce n'est pas un problème économique ou industriel, c'est un problème environnemental. »

Les climatologues reconnaissent que les changements climatiques peuvent générer davantage d'événements météorologiques extrêmes comme les feux de forêt, mais ils sont incapables de faire un lien direct entre ce phénomène et la catastrophe naturelle qui s'abat sur l'Alberta.

Cette question a soulevé la controverse plus tôt cette semaine lorsque le premier ministre Justin Trudeau a critiqué la chef du Parti vert, Elizabeth May, après qu'elle eût affirmé que les changements climatiques étaient en partie responsables des incendies qui ravagent la région de Fort McMurray dans le nord de l'Alberta.

« C'est un raccourci qui peut ne pas avoir l'effet escompté, a-t-il dit. Il y a toujours eu des incendies. Il y a toujours eu des inondations. Prendre un incident et dire ''ceci arrive à cause de cela'' n'est ni utile ni exact. »

Plus tard dans la journée, Elizabeth May avait précisé sa pensée par voie de communiqué en indiquant qu'elle n'avait pas voulu faire de lien direct entre les changements climatiques et les incendies en Alberta. « Nous devons plutôt porter notre attention sur l'impact des phénomènes météorologiques extrêmes qui sont en augmentation et déterminer comment nous pouvons y réagir collectivement. »

Des années pour rebâtir

Le député libéral d'Edmonton-Centre, Randy Boissonault, n'ose pas faire de pronostic sur les conséquences économiques de cette catastrophe sur sa province. Il estime toutefois qu'il faudra des années de reconstruction avant que Fort McMurray retrouve les infrastructures qui se sont envolées en fumée.

« Là, on parle des systèmes d'eau, des systèmes de communication, des systèmes de base qui ont été détruits, constate-t-il. Déjà, on voit que cinq ans après les feux de Slave Lake, la Croix-Rouge est toujours sur le terrain. »

Il réitère l'engagement pris par Justin Trudeau qui a offert une aide fédérale à long terme à la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley.

« Comme Albertain, comme Canadien, je sais qu'on peut rebâtir la ville, affirme-t-il. On l'a vu après Lac-Mégantic, après le verglas au Québec, on l'a vu après les inondations à Calgary. Nous sommes des pionniers. Nous savons comment construire, nous savons comment rebâtir. C'est ça l'esprit albertain et avec la volonté des Canadiens et de tous les paliers de gouvernement, nous allons le faire. »

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