Le Tribunal d'appel du travail britannique maintient une décision qui avait été rendue l'année dernière en faveur de deux chauffeurs d'Uber qui réclamaient d'être considérés comme des employés plutôt que comme des « partenaires », sans aucun avantage social.

Les plaignants faisaient valoir qu'Uber exerçait sur eux un contrôle suffisamment important pour qu'ils soient en droit de réclamer certains avantages sociaux comme un salaire minimum, des congés payés ou des pauses pendant leur travail.

En vertu du premier jugement rendu dans cette affaire, la Cour avait tranché en leur faveur, enjoignant Uber à leur verser le salaire minimum et des journées de congé payées.

Le service de covoiturage payant, dont le modèle d’affaires repose sur des travailleurs autonomes que l’entreprise appelle « partenaires », avait aussitôt porté la décision en appel.

Selon Uber, ses conducteurs sont des autoentrepreneurs qui gèrent leur temps comme ils le souhaitent et qu'à ce titre, ils ne peuvent bénéficier que de garanties légales minimales, concernant notamment leur santé et leur sécurité.

Or, dans une décision rendue vendredi, le Tribunal d’appel du travail a maintenu la décision du tribunal de première instance. Il oblige donc la multinationale américaine à verser des avantages sociaux aux plaignants.

Le jugement ne s’applique cependant pas à tout les 50 000 chauffeurs d’Uber du Royaume-Uni, seuls les plaignants seront compensés. Mais d’autres chauffeurs pourraient porter plainte contre Uber sur la base de cette décision.

De son côté, Uber entend en appeler une fois de plus de cette décision cette fois devant la Cour d’appel ou la Cour suprême.

Uber se fait montrer la porte

Les choses ne vont pas bien pour Uber au Royaume-Uni après la suspension de sa licence d’opération par la Ville de Londres, en septembre dernier, à la suite de plusieurs manquements réglementaires.

Ici encore, Uber a porté la décision en appel devant les tribunaux.

La situation n’est guère mieux ailleurs en Europe pour le transporteur qui a été expulsé du Danemark et de la Hongrie.

De nombreux recours judiciaires ont été déposés contre Uber dans plusieurs pays, notamment au Canada.

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