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Nouvel échéancier, nouveau tracé et nouveau nom pour le REM

Il faudra attendre plus longtemps avant d'embarquer à bord du train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). La mise en service du projet est maintenant prévue pour l'été 2021, au lieu de l'automne 2020. Et il s'agira d'une première partie seulement. Par ailleurs, SNC-Lavalin sort grande gagnante des appels d'offres.

Un texte de Thomas Gerbet

Le Réseau électrique métropolitain (REM) s’appelle dorénavant Réseau express métropolitain, mais sa mise en place sera moins express que prévu.

La construction débutera en avril prochain, mais on ignore encore quand l’ensemble du réseau sera terminé. Seulement 30 % à 40 % du réseau sera terminé à l’été 2021.

La CDPQ n’a pas précisé quelle partie du tracé sera développée en premier. Il faudra encore attendre deux mois pour le savoir. La Caisse prévoit trois autres phases de développement, par la suite.

La fréquence de passage des trains prévue initialement ne change pas, avec un service 7 jours sur 7, de 5 h du matin à 1 h du matin.

Les consortiums retenus :

  • Pour l'ingénierie et la construction des infrastructures : SNC-Lavalin avec Pomerleau, Dragados Canada, Aecon et EBC;
  • Pour les trains : Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin.

Quelques 34 000 emplois seront créés pendant la période de construction et 1000 à long terme; 65 % du contrat fera appel à des entreprises canadiennes.

Bombardier Transport, qui faisait partie des trois groupes qui convoitaient la construction du matériel roulant, n'a finalement pas remporté le contrat.

« Nous comprenons et nous partageons la déception de nos employés face à cette annonce », a déclaré l'entreprise par communiqué, ajoutant que son offre était pourtant « très concurrentielle » et qu'elle répondait « aux besoins de mobilité durable de la grande région de Montréal ».

« Il y aura d'autres occasions pour Bombardier et La Pocatière, a tenu à préciser le premier ministre Philippe Couillard. Il y aura éventuellement d'autres lignes [de métro] avec différentes couleurs, alors il y a de l'ouvrage en masse qui attend Bombardier. »

Le projet de 6 milliards de dollars est réévalué à 6,3 milliards – un dépassement de budget entièrement assumé par la CDPQ qui n'inquiète pas outre mesure la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. « Il est remarquable de constater qu’au terme de ce processus, la variation du coût global du projet se situera à moins de 5 % des estimations préliminaires et que la mise en service se fera dès l’été 2021 », a déclaré son président, Michel Leblanc.

Financement du REM :

  • 3 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec;
  • 1,3 milliard de dollars d'Ottawa;
  • 1,3 milliard de dollars de Québec;
  • 500 millions de dollars de l’Autorité régionale de transport métropolitain;
  • 300 millions de dollars d’Hydro Québec.

Changements au tracé

Pour réduire les coûts, le projet comptera moins de tunnels. Ainsi, le train roulera plutôt en surface et en aérien entre la gare Centrale et le pont Champlain, dans Griffintown et Pointe-Saint-Charles, et il circulera le long du corridor ferroviaire du CN.

Par ailleurs, la station prévue sous le bassin Peel sera également en surface, et non plus en souterrain, à un endroit encore à déterminer. « Nous voulons nous assurer qu'il [le train] se fondra dans le décor », a dit la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Autre changement : une station disparaît du projet, celle de l’Autoroute 13. Dans ce secteur, le train roulera aussi le long du corridor ferroviaire du CN, ce qui évitera la construction d’une structure aérienne.

Le projet de REM consiste en un circuit de train électrique de 67 kilomètres reliant le quartier DIX30, sur la Rive-Sud, à la ville de Deux-Montagnes, sur la Rive-Nord, en passant par Laval, l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau et Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal, sur un total de 26 stations.

En janvier 2017, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) s'était montré très critique à l'endroit du REM, concluant que peu d'automobilistes délaisseront leurs voitures pour l'adopter. Le gouvernement avait décidé de ne pas tenir compte de ce rapport et d'aller de l'avant quand même.

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