Retour

Nouvelle enquête sur un possible conflit d'intérêts impliquant Alison Redford

Il y aura une nouvelle enquête sur des allégations de conflit d'intérêts impliquant l'ancienne première ministre albertaine Alison Redford.

Les allégations font suite à l'octroi d'un contrat à un consortium d'avocats classé dernier dans un processus d'évaluation indépendant pour représenter la province dans sa poursuite de 10 milliards de dollars contre l'industrie du tabac.

Une enquête de CBC avait révélé que le consortium d'avocats sélectionné pour ce contrat lucratif, International Tobacco Recovery Lawyers (ITRL), avait des liens personnels et politiques avec l'ex-chef du Parti conservateur de l'Alberta.

Dans un communiqué jeudi, le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique de la Colombie-Britannique, Paul Fraser, a indiqué qu'une « nouvelle enquête était nécessaire en se basant sur la révélation de nouvelles informations ».

Les nouvelles informations viennent d'un reportage de CBC, datant de novembre 2015, qui montrait qu'une précédente enquête sur ce possible conflit d'intérêts en 2013 n'avait pas tous les documents nécessaires. Un non-lieu avait été déclaré par le commissaire à l'éthique de l'Alberta de l'époque, Neil Wilkinson.

En novembre 2015, CBC avait montré que le processus de sélection du consortium avait été manipulé et que Neil Wilkinson n'avait pas vu tous les documents liés à cette affaire, incluant une note qui éliminait le consortium finalement choisi par Alison Redford.

À la suite de ces révélations, la ministre de la Justice, Kathleen Ganley, avait demandé à l'ancien juge Frank Iacobucci de mener une enquête. En avril 2016, ce dernier a déterminé qu'il était « très clair » que le commissaire à l'éthique d'alors, Neil Wilkinson, n'avait pas toutes les informations nécessaires pour mener son enquête.

La décision de lancer une nouvelle enquête est revenue au commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique de la Colombie-Britannique, après que la commissaire à l'éthique en Alberta, Marguerite Trussler, l'eut demandé, car elle connaissait des avocats impliqués dans le dossier et voulait éviter un conflit d'intérêts.

Dans une note datant d'août, le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique de la Colombie-Britannique, Paul Fraser, dit qu'une nouvelle enquête peut avoir lieu « seulement si, de l'opinion du commissaire, de nouveaux faits pouvaient venir changer une décision » et qu'une nouvelle enquête ne signifie pas qu'il y a eu inconduite de la part d'Alison Redford et que la présomption d'innocence prime.

Un échéancier n'a pas été déterminé pour la nouvelle enquête.

Alison Redford n'a pas voulu faire de commentaires.

Avec les informations de Charles Rusnell et de Roberta Bell

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine