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Nouvelle poursuite pour racisme et sexisme contre la GRC

Une poursuite déposée à la Cour suprême de la Colombie-Britannique allègue qu'un superviseur au détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)  de la vallée Comox dans l'île de Vancouver aurait harcelé et tenu des propos dégradants envers des femmes et des Premières Nations.

Le document qui nomme plusieurs hauts gradés dont un ancien commandant à la Division-E de Vancouver stipule que malgré des plaintes, les dirigeants n'ont rien fait pour mettre fin au harcèlement.

La plaignante, la caporale Jill Swann, allègue que son patron immédiat, le caporal Roger Collin, l'aurait traité de « face de meth » après qu'elle ait subi une chirurgie au visage et de « grosse machine rouge », faisant référence à ses cheveux et son surplus de poids.

Madame Swann, une vétérante de 20 ans à la GRC, allègue aussi que Roger Collin lui a envoyé une boîte de condoms dans un bouquet de fleurs lors de la naissance de son plus jeune enfant.

La poursuite fait état de l'incapacité de la GRC d'offrir à Jill Swann un environnement de travail sécuritaire et à l'abri du harcèlement et de l'intimidation, contrevenant ainsi à la Charte canadienne des droits et libertés, au Code du travail canadien, à la Loi canadienne sur les droits de la personne et aux règlements de la GRC elle-même.

Sexisme et racisme

En février 2015, Jill Swann raconte avoir été impliqué dans une situation où un homme s'est enlevé la vie par balle après avoir menacé de le faire. Le jour suivant, elle s'est présentée au travail, toujours ébranlée, et allègue que Roger Collin a fait la remarque devant ses collègues de travail que « si elle était la négociatrice, lui aussi se tirerait une balle dans la tête. »

La poursuite allègue que Roger Collin a fait des commentaires dégradants à plusieurs reprises et qu'il insistait pour appeler Jill par le nom de famille de son mari. La plainte mentionne aussi que Roger Collin répétait que de permettre le droit de vote aux femmes « a été le début de la fin » tout comme l'année 1974, le moment où on a permis l'entrée des femmes à la GRC .

La plainte stipule que Jill Swann trouvait que les commentaires du caporal Collin étaient dégradants, sexistes, qu'ils diminuaient le rôle des femmes dans la GRC et dans la société en général.

Lorsque Jill Swann s'est plainte des surnoms dégradants servis par Roger Collin à un superviseur, elle soutient que celui-ci a minimisé son comportement et a répondu « qu'il donnait des surnoms à tout le monde ».

Rejoint par téléphone, Roger Collin, maintenant à la retraite, a dit de ne pas être au courant de la poursuite et n'avoir aucun commentaire.

Jusqu'à présent, la plainte n'a pas été signalée aux personnes visées par la poursuite et les allégations n'ont pas été prouvées devant un tribunal.

Entrave à sa carrière

Dans les documents de la cour, Jill Swann allègue que Roger Collin lui donnait une charge de travail plus lourde qu'aux autres, car elle partageait ses préoccupations avec son superviseur.

Elle allègue avoir trouvé des notes manuscrites à son sujet sur le bureau de Roger Collin, ce qui contrevient aux politiques de la GRC.

En août 2015, elle a déposé une plainte pour harcèlement personnel et sexuel. Mais selon les allégations dans le documents de la cour, ce serait elle qui aurait été disciplinée en fin de compte pour avoir fouillé sur le bureau de Roger Collin.

En octobre 2015, elle est partie en congé de maladie pour sept mois, selon une recommandation de son médecin. Elle est maintenant de retour au travail au même bureau, mais occupe un poste différent.

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