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Nouvelle querelle autour du référendum prévu au Bloc québécois

À moins de deux semaines de la consultation double sur la mission du Bloc québécois et sur la confiance des membres envers la chef Martine Ouellet, des opposants à cette dernière redoublent d'efforts pour dénoncer son leadership, tout en fustigeant les conditions entourant ce vote qui portera aussi sur l'orientation du parti politique fédéral.

Se présentant comme membres de la « Coalition pour l'unité indépendantiste », ces militants frondeurs ont indiqué samedi, lors d'un événement auquel était conviée la presse, vouloir « réunir une coalition la plus large possible » à la Chambre des communes, à Ottawa, pour assurer la promotion de l'indépendance du Québec.

Ils estiment également, comme mentionné lors d'autres sorties publiques, que le leadership « divisif » de Mme Ouellet est néfaste pour la cause.

« Depuis son arrivée à la direction, on semble évaluer la valeur des militants au nombre de fois qu'ils ont prononcé le mot indépendance dans leurs interventions », lit-on dans une lettre signée par les membres de cette coalition.

Pour ceux-ci, prendre la défense des intérêts du Québec est tout sauf incompatible avec l'indépendance, contrairement, disent-ils, à ce que soutiennent Mme Ouellet et ses partisans.

Mario Beaulieu, président du parti et plus récent député démissionnaire, faisait partie des militants présents lors de l'annonce.

M. Beaulieu, qui a décidé de demeurer au sein du parti pour mieux oeuvrer à la défaite de Mme Ouellet lors du vote prévu les 1er et 2 juin, a martelé que le bilan de la chef s'était encore alourdi récemment.

Une consultation « viciée »

Pour les militants frondeurs, la partie de la consultation bloquiste sur l'orientation du parti doit être revue justement en raison de cette dualité apparente entre la défense des intérêts du Québec, selon une approche traditionnellement adoptée par les députés démissionnaires, et la promotion plus « ardente » de l'indépendance.

Aux yeux des membres de la coalition, la question est « truquée ». « Le fait que la question élague complètement la défense des intérêts du Québec pose pour plusieurs un énorme problème. On considère qu'ils sont inclus de facto? Pourquoi alors avoir refusé de l'inscrire lors du Conseil général du 29 avril dernier? », demande-t-on encore dans le communiqué accompagnant l'annonce de samedi.

Eux-mêmes divisés sur le sens à donner à la question portant sur l'orientation du Bloc québécois, les « coalisés » proposent aux membres du Bloc de voter « selon [leur] perception » à cette question sur la mission du Bloc québécois.

Et, bien sûr, de voter « non » à la question sur la confiance accordée à Martine Ouellet.

D'ailleurs, l'utilisation du terme « référendum » pour parler de ce vote de confiance semble en irriter plusieurs.

« L'équipe de la chef actuelle a délibérément choisi d'utiliser le terme de référendum [...]. Ceci dans le but clair de rester en poste avec 50 % plus un des votes exprimés », alors que les votes de confiance sont habituellement jugés « gagnants » en vertu d'une marge bien plus appréciable, indique le communiqué.

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