Retour

Obama et Nétanyahou insistent sur la solidité des liens entre leurs pays

Le président américain, Barack Obama, a reçu le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à la Maison-Blanche, lundi. Il s'agissait du premier tête-à-tête entre ces deux dirigeants, dont les relations sont tendues, depuis octobre 2014.

Lors de brèves déclarations faites avant le début de la rencontre, ils ont préféré souligner l'importance des relations entre les deux pays.

Le président Obama a salué « le lien extraordinaire » qui unit les États-Unis et Israël. « Comme je l'ai souvent dit, la sécurité d'Israël est l'une de mes priorités en termes de politique étrangère », a-t-il déclaré.

Son invité a pour sa part affirmé que cette rencontre était l'occasion de renforcer « l'amitié, qui est forte, et l'alliance, qui est forte », entre les deux pays.

Le renouvellement de l'aide militaire américaine fournie annuellement à Israël était d'ailleurs à l'ordre du jour. L'entente en vigueur prévoyait une aide de 30 milliards de dollars entre 2009 et 2018.

Mettant de l'avant sa conviction en faveur du droit de l'État hébreu de se défendre, M. Obama a en outre condamné « de la manière la plus ferme qui soit les violences palestiniennes contre des citoyens israéliens innocents ».

Une nouvelle flambée de violence dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem fait craindre une nouvelle intifada.

Depuis le début du mois dernier, 74 Palestiniens et un Arabe Israélien ont été tués, tandis que le conflit a fait 10 victimes du côté israélien. Israël a affirmé qu'une grande majorité des victimes palestiniennes avaient été tuées parce qu'elles projetaient ou menaient des attaques.

Le président américain a en outre indiqué qu'il entendait parler de la mise en place de l'accord sur le nucléaire iranien, reconnaissant que « le profond désaccord » entre M. Nétanyahou et lui sur ce sujet n'était « un secret pour personne ». La conclusion de cette entente historique, en avril dernier, avait accentué les désaccords entre les deux partenaires.

En mars dernier, lors d'un discours prononcé devant le Congrès des États-Unis à l'invitation du Parti républicain, Benyamin Nétanyahou avait suscité la fureur de la Maison-Blanche en appelant à rejeter l'accord avec l'Iran, qui était alors en négociation.

La paix au Moyen-Orient, encore officiellement à l'ordre du jour

Le premier ministre israélien s'est par ailleurs dit en faveur d'une solution à deux États caractérisée par « un État palestinien démilitarisé qui reconnaisse l'État juif ». « Nous n'avons pas abandonné nos espoirs de paix, nous ne le ferons jamais », a-t-il soutenu.

Le président Obama a pour sa part déclaré qu'il désirait ramener les deux groupes « sur un chemin vers la paix » et a ajouté qu'il demanderait à son interlocuteur les moyens qu'il entrevoyait pour diminuer la tension entre les Israéliens et les Palestiniens.

Les attentes à l'endroit d'un éventuel accord de paix sont cependant très basses. Avant l'arrivée de M. Nétanyahou, des responsables américains ont prévenu qu'ils ne s'attendaient pas à la signature d'une entente avant la fin du mandat du président Obama, en janvier 2017.

La rencontre entre les deux leaders survient alors qu'Israël vient de donner son approbation préliminaire à de nouveaux plans de développement des colonies en Cisjordanie. Le projet prévoit la construction d'environ 2200 maisons à l'est de Ramallah d'ici 2030.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine