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« On n’est aucunement raciste », assure le vice-président canadien des Soldats d'Odin

Le vice-président de Soldiers of Odin Canada, affilié au groupe anti-immigration finlandais du même nom, rejette vivement les allégations de racisme et de suprémacisme dirigées contre son organisation.

Un texte de Marie-Christine Bouillon

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Dave Treg affirme plutôt que le groupe Soldats d'Odin prône l'ouverture aux autres et la diversité. Celui qui est également président de la section québécoise des Soldats d'Odin explique que l'objectif du groupe est de « préserver et protéger les valeurs et les droits canadiens ». Il ajoute que cela inclut « tous les Canadiens ».

Le groupe Soldats d'Odin a été créé en Finlande en 2015, dans la foulée de la crise des migrants. Des civils ont décidé d'organiser des groupes de patrouille pour défendre, selon eux, les citoyens contre de possibles attaques perpétrées par des réfugiés.

Le chapitre canadien des Soldats d'Odin assure quant à lui organiser des activités-bénéfice en s'associant à différentes causes que ses membres ont à coeur. Celles-ci s'articulent autour de trois axes : la protection et le droit des femmes et des enfants, la diversité culturelle et l'identité de genre, et le droit des animaux.

Le groupe organise aussi des autopatrouilles, pour prévenir la criminalité.

L'émergence de chapitres canadiens au cours des derniers mois a fait grand bruit, notamment à Edmonton et à Halifax. En Saskatchewan, la coalition contre le racisme, la SCAR, a vivement critiqué le groupe. Son porte-parole, Bob Hughes a affirmé que les Soldats d'Odin ne combattaient pas le crime, mais le provoquait.

Aux États-Unis, la ligue anti-diffamation, l'ADL, a pour sa part qualifié le groupe « d'extrémiste et d'anti-immigration », des allégations que réfute le vice-président canadien des Soldats d'Odin.

« Un pays qui est basé sur l'immigration »

« On n'a rien contre les immigrants, pas du tout. Le Canada, c'est un pays qui est basé sur l'immigration. Si quelqu'un dit qu'il est raciste au Canada, c'est un peu hypocrite », lance-t-il.

« Les médias se sont plutôt approprié certaines photos de membres qui semblaient être néonazis. Ce qui n'est pas le cas », poursuit-il. Dave Treg assure qu'aucun incident raciste ou criminel n'a été relié aux Soldats d'Odin à travers le monde, et qu'aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour.

Dave Treg explique que le chapitre canadien des Soldats d'Odin a signifié à ses homologues européens qu'il n'était pas d'accord avec leur approche contre les immigrants.

« Au Canada, on s'est levés parce qu'on était tanné un peu de cette image-là, qui était propagée. Et le message a été clair à travers le monde qu'on n'en voulait pas de ça. On est au Canada, on est multiculturaliste, on n'est aucunement raciste, on inclut tout le monde », martèle-t-il.

L'un des fondateurs finlandais du groupe, Mika Renta, se décrit lui-même comme un néonazi. Or, David Treg assure qu'il « a quitté le groupe depuis ou plutôt qu'il s'est fait montrer la porte parce qu'il ne représentait pas du tout le groupe ».

Soldiers of Odin Canada dit être composé de quelque 3000 membres.

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