Rencontre au sommet pour l'économie au Vietnam. Rencontre au chevet de l'environnement en Allemagne. Imbroglios politiques en Afrique. Guerre d'influence dans le monde arabe. La semaine qui se termine a été riche sur la scène internationale. Retour en photos.

Un texte d'Alain LabelleMettons d’abord le cap vers la Grèce. Quelques villes près d’Athènes ont été frappées par des pluies diluviennes. Les torrents de boue ont causé la mort d’une quinzaine de personnes. La prochaine photo montre un homme de Mandra, en banlieue de la capitale, qui semble se demander si la pluie a finalement cessé de s’abattre sur sa ville.

Les épisodes de météo extrême sont fortement liés aux changements climatiques. Cette semaine se tenait à Bonn, en Allemagne, la 23e Conférence des Nations unies sur le climat. Greenpeace a profité de la rencontre pour souligner le double discours de certains pays - dont l’hôte de l’événement - concernant le très polluant charbon. Les activistes de l’organisation ont manifesté leur mécontentement sur le Rhin.

Le Canada et le Royaume-Uni ont profité de cette rencontre pour lancer une initiative qui vise justement à éliminer progressivement les centrales électriques alimentées au charbon. L’alliance, qui regroupe pour le moment une vingtaine de pays, n'a pas su convaincre les plus grands pollueurs de la planète que sont les États-Unis et la Chine.

La prochaine photo montre d’ailleurs à quel point la Chine compte sur cette ressource pour son développement. Il est possible d’y voir des milliers de camions chargés à bloc faisant la file sur une route du désert de Gobi, en Mongolie, en direction de son riche voisin chinois.

La combustion du charbon est directement liée au smog qui recouvre une partie de l’Inde et du Pakistan depuis plus d’une semaine, comme le montre cette photo prise à New Delhi.

Dans un effort sans précédent pour dissiper le nuage qui recouvre la capitale, les pompiers tentent de diminuer la concentration de particules toxiques dans l’air en l’arrosant.

La situation environnementale alarmante n’a pas empêché 5000 participants à la marche queer de New Delhi à descendre dans la rue pour promouvoir les droits LGBT en Inde.

La communauté LGBT australienne revendique cette semaine une importante victoire. Les Australiens se sont largement montrés en faveur de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, après un vote par voie postale. Le Parlement entérinera la volonté du peuple dans les prochaines semaines.

Un débat fort différent occupe les Brésiliennes. Plusieurs centaines de femmes ont manifesté pour le droit à l’avortement. Un projet de loi voté cette semaine en commission parlementaire veut interdire tout recours à l’avortement, y compris en cas de viol ou de menace pour la santé de la mère, comme le prévoit actuellement la législation brésilienne.

L’objectif initial du projet était de prolonger le congé de maternité de mères de bébés prématurés, mais les militants pro-choix y voient un moyen contourné pour interdire l’avortement.

Ce débat n’a pas semblé inquiéter les touristes qui profitaient d’une belle journée ensoleillée sur la plage d’Ipanema, dont cette femme, qui n’a pas hésité à prendre un autoportrait devant la carcasse échouée d’une baleine à bosse, qui a fait l’objet de beaucoup d’attention médiatique cette semaine au Brésil.

La fin de la tournée asiatique de Donald Trump a aussi retenu l’attention des médias. Le président américain a participé au sommet des pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est à Manille, aux Philippines, où il a rencontré le controversé président Rodrigo Duterte, qui mène une lutte pour le moins sanglante contre les trafiquants et les consommateurs de drogues.

La prochaine photo montre le président, en marge du sommet, qui semble avoir de la difficulté à réaliser une poignée de main croisée avec le président Duterte, l’hôte du sommet, et le premier ministre vietnamien, Nguyen Xuan Phuc.

De nombreuses manifestations ont ponctué cette tournée de M. Trump, mais jamais aussi importantes que celles qui se sont déroulées aux Philippines, comme le montre cette photo prise à Manille d’un manifestant enragé contre l’impérialisme américain.

Des manifestations, il y en a eu également au Kenya, où l’opposition demande l’annulation de la reprise des élections législatives. Le premier scrutin a été annulé et le second a été boycotté par l'opposition, si bien que le nouveau mandat du président sortant Uhurua Kenyatta est vivement contesté.

La police a violemment dispersé les milliers de manifestants réunis pour saluer le retour au pays du leader de l’opposition Raila Odinga (sur la photo), après un voyage aux États-Unis pour tenter d'y rallier des soutiens politiques.

Un autre pays africain se trouve dans l’instabilité politique. Les chars d’assaut ont envahi les rues de la capitale Harare au moment où se trame une guerre en coulisses pour assurer la succession du président Robert Mugabe, 93 ans. L’armée a pris le contrôle, mais nie le coup d’État. M. Mugabe porte toujours les titres de président et de commandant en chef, mais les militaires ont arrêté certains de ses proches et de sa femme, qui aurait tenté de mettre la main sur le pouvoir.

Le président a assisté à une cérémonie de remise de diplômes universitaires sans sa femme et en compagnie de ses gardes du corps. Les milliers de personnes rassemblées l’ont applaudi poliment après avoir chanté l’hymne national.

Des événements politiques pour le moins irréguliers se déroulent aussi au Liban. Le premier ministre Saad Hariri, qui a démissionné de son poste au moment où il se trouvait en voyage en Arabie saoudite il y a deux semaines, n’est toujours pas de retour dans son pays. Celui qui a accusé l’Iran de semer la zizanie au Liban par l’entremise du Hezbollah, doit se rendre en France dans les prochains jours.

Les Libanais, d’abord incrédules, exigent maintenant d’une seule voix le retour de leur premier ministre pris au milieu d’une guerre d’influence entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

La solidarité libanaise était très visible lors du marathon de Beyrouth, auquel le premier ministre Hariri participait habituellement. Le thème de cette année, loin des enjeux de santé, était plutôt « Liberté pour le premier ministre libanais » à la demande de la présidence du pays.

Les Irakiens et les Iraniens n’ont pas le cœur à la politique cette semaine. Un tremblement de terre dévastateur d'une magnitude de 7,3 a frappé les deux pays, a tué au moins 530 personnes et en a blessé des milliers d’autres. Au-delà des pertes humaines, les dégâts matériels sont impressionnants. Des immeubles et des maisons se sont effondrés comme des châteaux de cartes et les façades de nombreuses autres constructions encore debout ont été éventrées.

Sept villes et 2000 villages ont été touchés. La prochaine photo prise à Kermanshah, en Iran, montre la réaction des proches d’une des victimes.

Autre pays, autre tragédie. Les habitants de la ville de Sutherland Springs, au Texas, ont pu retourner dans leur église pour se recueillir à la mémoire des 26 personnes tuées il y a deux semaines par un tireur fou.

Terminons notre survol hebdomadaire par un crochet à New York, aux États-Unis. Une toile représentant le Christ, peinte par le maître de la Renaissance Léonard de Vinci, a trouvé preneur pour une somme record de 450 millions de dollars américains aux enchères de la maison Christie's. Avant cette vente, le prix le plus élevé payé pour une œuvre d'art aux enchères avait été de 179 millions de dollars pour la toile Les femmes d'Alger de Pablo Picasso. Bonne semaine en images!

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