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Orlando : Obama condamne « un acte de terreur et de haine »

Le président américain Barack Obama a qualifié dimanche d'« acte de terreur et de haine » la pire fusillade de l'histoire des États-Unis, qui a fait 50 morts dans un club gai de Floride.

« Aucun acte de terreur et de haine ne peut changer qui nous sommes », a affirmé le président lors d'une très brève allocution en direct de la Maison-Blanche. Cette attaque est une attaque contre tous les Américains, a ajouté le président. « Le tireur a ciblé un club où des gens se rassemblaient pour danser, pour chanter et pour vivre. C'était un lieu de solidarité, un lieu où s'exprimer librement. »

Par ailleurs, M. Obama a de nouveau rappelé l'importance du resserrement du contrôle des armes à feu et a fait remarquer qu'il était trop facile pour de se procurer des armes aux États-Unis. « Nous devons décider si c'est le genre de pays que nous voulons être », a-t-il dit.

Le président a également ordonné que les drapeaux sur tous les bâtiments fédéraux soient mis en berne en hommage aux victimes. Même si le groupe armé État islamique aurait revendiqué la tuerie, le président a dit qu'il était trop tôt pour préciser les motifs du tueur.

Trump politise

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a immédiatement critiqué la déclaration de Barack Obama. « Pourquoi n'a-t-il pas mentionné le lien avec l'islamisme radical? S'il ne le fait pas, il devrait démissionner », a-t-il écrit sur Twitter.

Donald Trump a déclaré que la fusillade démontre qu'il avait raison au sujet du « terrorisme islamique radical ». « J'apprécie les félicitations pour avoir eu raison sur le terrorisme islamique radical, mais je ne veux pas de félicitations; je veux de la sévérité et de la vigilance. Nous devons être intelligents », a déclaré le milliardaire sur Twitter.

Tuerie à Orlando

Rubio vindicatif, Clinton solidaire

Le sénateur Marco Rubio a déclaré que les « islamistes radicaux ne vont pas terroriser les Américains, peu importe leur orientation sexuelle, leur parti ou leur lieu de résidence. Les islamistes radicaux ne gagneront pas. »

La candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, a dénoncé cet « acte haineux ». « Le tueur a attaqué un club gai pendant le Mois de la fierté. À la communauté LGBT : sachez que vous avez des millions d'alliés à travers le pays. J'en fais partie. Nous continuerons de nous battre pour protéger votre droit de vivre ouvertement et sans peur. » 

Colère et tristesse au Canada

Les politiciens et les dirigeants au Canada ont réagi avec stupeur. Le Centre de surveillance et d'intervention d'urgence d'Affaires mondiales Canada et le Consulat général du Canada à Miami cherchent à savoir si des Canadiens pourraient avoir été touchés, a-t-on indiqué par courriel.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré qu'il est profondément choqué et attristé. « Il est effroyable de penser qu'au moins 50 vies ont été perdues en raison de cet acte de terrorisme intérieur visant les membres de la communauté LGBTQ2 », peut-on lire dans un communiqué.

Le ministre de la Sécurité publique du Canada a lui aussi condamné le carnage. Ralph Goodale a écrit sur Twitter qu'il était bouleversé et a ajouté que ses prières et ses pensées allaient vers les proches des victimes.

La chef conservatrice par intérim, Rona Ambrose, a condamné sur Facebook cette attaque qui l'a « horrifiée ». « Cette attaque nous rappelle qu'il faut condamner vigoureusement le terrorisme dans toutes ses formes à travers le monde. »

Sur Twitter, le chef du NPD Thomas Mulcair s'est dit ébranlé par la fusillade et a exhorté la population à être « solidaire d'Orlando et de la communauté LGBT aujourd'hui [et] pour toujours ».

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a affirmé sur Twitter qu'il était solidaire avec « nos voisins américains ».

Je suis gaie, je suis Charlie

Pour sa part, la députée provinciale Agnès Maltais a réaffirmé sur Twitter et devant caméra son orientation sexuelle et sa détermination face au radicalisme.

« J'ai réagi en réaffirmant ceci : "je suis gaie", comme on a dit : "je suis Charlie", mais celui-là, "je suis gaie", je le prends personnel », a expliqué l'élue péquiste à Radio-Canada. « Ce que veulent ces terroristes - parce qu'il semblerait que c'est un terroriste [le tireur à Orlando, NDLR] - c'est de nous diminuer, nous rapetisser, nous désolidariser. »

Le maire de Montréal a annoncé que le drapeau arc-en-ciel flottera à l'hôtel de ville en guise de solidarité avec la communauté LGBT. Sur la colline Parlementaire à Québec, les drapeaux de la province, des États-Unis et arc-en-ciel ont été mis en berne, et ce, pour une durée indéterminée.

Pour sa part, le pape François a exprimé dimanche son « exécration » face à la « haine insensée » du tireur. « Nous souhaitons tous que les causes de cette violence horrible et absurde, qui trouble profondément le désir de paix du peuple américain et de toute l'humanité, puissent être déterminées et combattues efficacement et au plus vite », a indiqué son porte-parole, le père Federico Lombardi.

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