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Orlando : Omar Mateen était déjà dans la ligne de mire du FBI

Le tireur responsable de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis - 50 morts, 53 blessés - dans une discothèque gaie à Orlando est Omar Saddique Mateen, a révélé le Bureau fédéral d'enquête (FBI) après l'avoir abattu. Un nom qui n'était pas inconnu des autorités.

À deux reprises, l'Américain d'origine afghane de 29 ans a eu affaire au FBI. Les deux rencontres se sont toutefois soldées de la même façon : les enquêtes ne permettaient pas d'affirmer qu'Omar Mateen représentait une menace.

La première fois, en 2013, le FBI s'était intéressé à lui, alerté par des déclarations « incendiaires » faites à des collègues qui alléguaient des liens terroristes possibles. Après vérification des antécédents, filature et multiples interrogatoires, l'enquête a été fermée.

Un an plus tard, le FBI rouvrait le dossier de Mateen, cette fois soupçonné d'entretenir des liens avec un kamikaze américain, Moner Abu-Salha, responsable d'un attentat-suicide à la bombe en Syrie en mai 2014. Faute de preuve, l'enquête avait également échoué.

Dans la nuit du 11 au 12 juin, Omar Saddique Mateen est pourtant entré dans le Pulse Orlando, discothèque emblématique fréquentée par la communauté LGBT, avec une arme de poing, un fusil d'assaut de type AR-15 et un « engin suspect » vers 2 h du matin.

Il a ouvert le feu sur les 300 personnes réunies dans l'enceinte du club, tuant 50 d'entre elles et blessant 53 autres individus, au nom du groupe armé État islamique. Une piste qui n'a toutefois pas été confirmée par les autorités américaines.

Un homme instable et violent

Né de parents d'origine afghane en 1986, Omar Saddique Mateen a quitté New York, sa ville natale, en 2009. Marié la même année à une femme rencontrée en ligne, Mateen était parti s'installer avec sa nouvelle épouse dans un petit condo de deux chambres à Fort Pierce en Floride, rapporte le Washington Post.

La lune de miel s'est toutefois vite assombrie. « Il me battait. Il pouvait revenir à la maison et commencer à me frapper parce que la lessive n'était pas faite, par exemple », se rappelle son ex-femme, Sitora Yusufiy, qui le décrit comme un homme violent, mentalement instable et bipolaire.

Ce sont les parents de Mateen qui sont intervenus en apprenant les violences subies par Mme Yusufiy. « Ils ont littéralement sauvé ma vie », confie-t-elle au sujet de ses anciens beaux-parents, qui l'ont arraché de l'emprise de Mateen. Le père a d'ailleurs confirmé que le mariage n'a duré que quelques mois.

De plus en plus religieux

Le responsable du carnage d'Orlando travaillait comme agent pour l'entreprise de sécurité G4S, et possédait un permis de port d'arme. Il a fait l'objet en 2007, année de son embauche, et en 2013 d'examens de la part de son employeur, qui n'ont rien révélé de préoccupant. Aucun lien avec des activités terroristes n'aurait été mis au jour non plus, selon une porte-parole de G4S.

La semaine précédant la tuerie, Mateen s'était procuré légalement deux armes, selon Trevor Velinor, porte-parole du Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et explosifs des États-Unis.

Son ex-femme a confirmé qu'il possédait une arme de poing. Le tireur était par ailleurs détenteur d'un permis d'armes depuis 2011, qui arrivait à échéance en 2017.

Depuis leur divorce en 2011, Mateen était devenu de plus en plus religieux, a rapporté l'un de ses proches au Washington Post. Il fréquentait régulièrement l'Islamic Center de Fort Pierce. La dernière fois qu'il y avait été vu remontait à deux jours avant la tuerie, selon l'Imam Shafiq Rahman.

Le père d'Omar S. Mateen a confié en entrevue à la chaîne NBC que son fils était devenu furieux à la vue de deux hommes en train de s'embrasser devant sa femme et son enfant de 3 ans, avant d'insister sur le fait que l'attentat d'Orlando n'était pas en lien avec la religion.

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