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Ottawa et les monarchies du Golfe veulent couper les vivres au groupe État islamique

« Assécher » les sources de financement du groupe armé État islamique et des différentes organisations terroristes figure parmi les principaux points abordés par le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion et ses six homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunis à Jeddah en Arabie saoudite.

Il est également question de redoubler d'efforts en vue d'arrêter le flux des combattants terroristes étrangers vers la Syrie et l'Irak.

Stéphane Dion et les ministres du CCG, qui regroupe l'Arabie saoudite, le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar et les Émirats arabes unis, ont réitéré leur « rejet du soutien de l'Iran au terrorisme et de ses actions qui sapent la stabilité de la région ». Ils disent vouloir « travailler ensemble pour faire face à ses ingérences dans la région », selon le communiqué.

Au-delà de la coopération du Canada aux efforts de la coalition internationale de lutte contre l'organisation État islamique, Ottawa entretient des relations commerciales avec les pays du Golfe notamment dans le domaine militaire.

Le gouvernement fédéral a été sévèrement critiqué pour avoir accordé son feu vert à la vente de 900 véhicules blindés légers à l'Arabie saoudite. Stéphane Dion a défendu les motifs économiques et de sécurité qui justifient cette transaction.

Le non-respect des droits de la personne figure en tête de liste des arguments des opposants à cette transaction avec l'Arabie saoudite. M. Dion a indiqué qu'il disposait du pouvoir de suspendre ou de révoquer « en tout temps » les licences d'exportation en cas de violations des droits en lien avec les équipements canadiens.

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