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Ottawa prend « très au sérieux » les informations sur ses blindés en Arabie saoudite

Le gouvernement canadien prend « très au sérieux » les informations voulant que l'Arabie saoudite a réprimé des civils avec des véhicules fabriqués au Canada, mais doit disposer de renseignements « entièrement fiables » avant de prendre une quelconque décision.

C'est ce qu'a soutenu lundi la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, en conférence téléphonique depuis Manille, aux Philippines, où elle se trouvait dans le cadre du forum régional de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est.

La diplomate en chef du Canada n'a pas fourni d'échéancier en vue d'une possible prise de décision, mais a assuré avoir donné aux fonctionnaires de son ministère la consigne de faire enquête avec un « sentiment d'urgence » pour éclaircir cette situation qu'elle a qualifiée de « très préoccupante ».

Et s'il s'avère que Riyad a eu recours à des véhicules de fabrication canadienne pour réprimer la minorité chiite dans l'est du pays, le gouvernement canadien « réagira de manière appropriée », a promis Mme Freeland.

Le quotidien The Globe and Mail a rapporté il y a un peu plus d'une semaine que, selon des experts militaires, le régime saoudien s'en prend à sa propre population à l'aide de blindés qui viennent de l'entreprise Terradyne Armored Vehicles de Newmarket, en Ontario, au nord de Toronto.

L'an dernier, la décision du gouvernement d'honorer un contrat entre le royaume et l'entreprise General Dynamics avait soulevé un tollé; la résiliation de l'entente conclue sous Stephen Harper était réclamée en raison des violations des droits de la personne reprochées au régime saoudien.

Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Stéphane Dion, s'était dit incapable d'empêcher les exportations d'équipement canadien sans détenir de preuve irréfutable qu'il serait employé à mauvais escient.

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