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Ottawa prévoit transporter du liquide radioactif sur les routes de l'Ontario

Des camions remplis de tubes contenant un liquide radioactif pourraient bientôt circuler sur l'autoroute Reine Elizabeth, qui traverse la région du Niagara, en Ontario. 

Le gouvernement fédéral a accordé les permis nécessaires à l'exportation de déchets nucléaires vers les États-Unis durant l'été.

Ces déchets sont en ce moment entreposés à la centrale de Chalk River, dans l'est de la province, la première centrale nucléaire construite hors des États-Unis dans les années 1940.

Les résidents et les élus locaux demandent plus de transparence, ainsi qu'une sécurité accrue de la part du gouvernement fédéral.

Bill Hodgson, un conseiller régional de la région de Niagara, s'indigne du manque d'informations provenant d'Ottawa.

Le manque d'information et les conséquences potentielles d'un déversement inquiètent également la population.

Gracia Janes, une résidente de Niagara-on-the-Lake et membre du Conseil des femmes de l'Ontario, n'est pas rassurée. Elle ne pense pas qu'Ottawa ait pris les mesures de sécurité nécessaires pour le transport de tels matériaux.

« Le liquide radioactif sera transporté sur nos routes, près de nos lacs et dans la précieuse région agricole du Niagara », souligne la militante.

Un casse-tête pour les autorités

Les autorités se sont longtemps demandé ce qu'elles feraient de ces déchets. Certains avaient émis l'idée de les stocker sur place, ou encore près de la rivière des Outaouais.

Ils iront finalement à Savannah River, en Caroline du Sud. 

Aux États-Unis, plusieurs groupes environnementaux poursuivent le ministère américain de l'Énergie. Le Sierra Club et d'autres militants veulent forcer l'abandon du projet tel qu'il est à l'heure actuelle. 

Dans leur poursuite, ils écrivent que la substance radioactive est dangereuse et qu'elle pourrait avoir un impact sérieux sur la santé et l'environnement en cas de déversement. Selon eux, les autorités n'ont pas effectué toutes les études nécessaires liées au transport de matériel dangereux.

En ce long week-end de la fête du Travail, il a été impossible d'obtenir des commentaires des autorités à Ottawa.

D'après le reportage d'Annie Poulin

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